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Grâce à Paris, Tbilissi aurait évité une guerre avec Moscou

Le gouvernement géorgien affirme qu'une "guerre" a été évitée en Abkhazie grâce à une intervention du ministre français B. Kouchner auprès de son homologue russe S. Lavrov. Ecoutez l'ambassadeur géorgien en France, Mamouka Kudava.

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Le ministre géorgien de la Réintégration Temour Iakobachvili a affirmé mercredi qu'une "guerre" avait été évitée en Abkhazie grâce à une intervention du ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner auprès de son homologue russe Sergueï Lavrov.

"Récemment, alors que la situation était extrêmement tendue et connaissait une escalade, Kouchner a appelé son homologue russe, Lavrov, et résultat de cette conversation, il n'y a pas de guerre aujourd'hui en Géorgie", dans la région séparatiste d'Abkhazie, a déclaré le ministre à l'AFP.

M. Iakobachvili, de retour d'un voyage en Europe, n'a pas précisé quand cette conversation avait eu lieu. Le 6 mai à Bruxelles, il avait accusé la Russie de pousser la Géorgie à la guerre en Abkhazie et exprimé la "grande inquiétude" de son pays.

Le 8 mai, le président géorgien pro-occidental Mikheïl Saakachvili avait aussi déclaré que son pays avait été "proche" d'une "guerre" avec la Russie quelques jours plus tôt à propos de l'Abkhazie et que la "menace" d'un conflit demeurait.

"Les échanges entre le ministre des affaires étrangères et européennes Bernard Kouchner et son homologue russe Sergueï Lavrov sont fréquents", a déclaré mercredi la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères Pascale Andréani, interrogée par l'AFP au sujet des déclarations de M. Iakobachvili.

"Ils ont notamment permis d'évoquer notre inquiétude concernant la situation en Géorgie et la nécessité d'atténuer les tensions", a-t-elle précisé.

"La France, comme l'Union européenne, appelle de façon constante les parties à éviter toute initiative susceptible d'entraîner une escalade. Nous rappelons notre soutien à la souveraineté et à l'intégrité territoriale de la Géorgie, également exprimé dans les déclarations de l'Union européenne du 18 avril et du 2 mai", a-t-elle également déclaré.

L'UE avait le 18 avril appelé la Russie à "ne pas appliquer" sa décision de renforcer ses liens avec les républiques séparatistes géorgiennes d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud. Le 2 mai, elle s'était déclarée "très inquiète" de la montée de la tension entre Moscou et Tbilissi.

Les relations entre Tbilissi et Moscou sont extrêmement tendues à propos de l'Abkhazie, territoire pro-russe dans le nord-ouest de la Géorgie, où la Russie vient d'augmenter sa présence militaire à 2.500 hommes (contre 2000 auparavant). La Géorgie a aussi accusé Moscou d'avoir abattu un de ses drones, le 20 avril, au-dessus de l'Abkazie.

"Voici peu, nous avons réussi à éviter une provocation très sérieuse grâce à l'intervention du ministre français des Affaires étrangères. M. Kouchner est personnellement intervenu", a également déclaré M. Iakobachvili sur la chaîne de télévision géorgienne Roustavi-2.

"Si nous vivons aujourd'hui en paix et si rien ne se passe, c'est grâce à lui", a poursuivi le ministre, chargé des questions liées à l'Abkhazie et à l'Ossétie du Sud, autre territoire séparatiste de Géorgie, sur Roustavi-2.

Le président américain George W. Bush a fait part de ses "préoccupations" au sujet de ces tensions dans une conversation téléphonique lundi avec le nouveau président russe Dmitri Medvedev.

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