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L'Iran envisage de réduire sa production de pétrole

Le président Mahmoud Ahmadinedjad a déclaré que l'Iran, quatrième producteur mondial de brut, envisageait de réduire ses volumes de pétrole sur le marché. Téhéran pourrait commencer à baisser sa production dès le mois prochain.

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TEHERAN, 13 mai (Reuters) - Le président iranien Mahmoud Ahmadinedjad a déclaré qu'une proposition visant à réduire la production de pétrole de l'Iran était actuellement examinée par des experts, rapporte mardi l'agence de presse semi-officielle Fars.


"Une proposition en ce sens a été faite et elle est soumise à expertise", écrit l'agence, qui cite des propos du chef de l'Etat iranien en réponse à une question sur la possibilité d'une baisse de production de la part de l'Iran, quatrième producteur mondial de brut et deuxième contributeur de l'Opep.


Le ministre iranien du Pétrole, Gholamhossein Nozari, avait auparavant déclaré que l'Iran procédait à l'examen des volumes qu'il produit mais qu'aucune décision sur une éventuelle modification n'avait été prise, à la hausse comme à la baisse.


"Nous n'avons pas jusqu'à présent décidé de baisser notre production (...)", a-t-il précisé. "Le niveau de production et d'approvisionnement pétrolier sera proportionnel à la demande du marché".


Le baril de pétrole a atteint mardi un nouveau record à 126,98 dollars pour le brut léger américain, dans la foulée de la déclaration d'Ahmadinedjab, sur un marché déjà tendu.


Ni Ahmadinedjab, ni Nozari n'ont expliqué pourquoi Téhéran procédait ainsi à l'examen de ses volumes de production de brut, qui ont atteint 4,203 millions de barils par jour (bpj) en mars, au plus haut depuis la révolution islamique iranienne de 1979.


Une source informée, citée auparavant par l'agence Fars, a de son côté déclaré que Téhéran allait commencer à baisser sa production le mois prochain, probablement de 400.000 à un million de bpj.


Des raffineurs en Asie, un continent qui consomme environ 60% du brut iranien, ont déclaré ne pas avoir été informés de baisses de production.

 

Stockage au large


Cette évaluation de la production de brut pourrait être liée au volume croissant de pétrole que l'Iran conserve en mer à bord de navires utilisés pour un stockage temporaire, a déclaré une source du secteur. L'Iran voudrait éviter d'accroître cette flotte au large, a ajouté cette source.


Le pays a affrété une flottille te de supertankers pour stocker plus de 28 millions de barils de brut et réservé un autre pétrolier pour compléter cet ensemble de 13 bateaux, ont indiqué mardi des sources du secteur naval.


L'Iran a réduit ses exportations d'environ 200.000 bpj depuis le début avril pour s'adapter à la baisse de la demande de la part de raffineurs procédant à des opérations de maintenance, a déclaré la semaine dernière un haut responsable pétrolier, ajoutant que ces exportations devraient se rétablir dans la deuxième moitié de mai, au redémarrage de la production des raffineurs.


Bijan Khajepour, qui dirige le cabinet d'études Atieh Bahar Consulting à Téhéran, a dit de son côté ne pas croire que l'Iran allait réduire sa production. Il a jugé que l'Iran perdrait des clients internationaux et que le pays ne disposait pas de capacités suffisantes pour raffiner lui-même le brut.


"Je serais très surpris s'ils réduisaient leur production pétrolière", a déclaré Khajepour à Reuters.


L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a rejeté à plusieurs reprises les appels en faveur d'une hausse de sa production pour faire baisser les cours, jugeant que le marché était soutenu par d'autres facteurs que le simple jeu de l'offre et de la demande.

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