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CHINE - REPORTAGE

La Chine accepte l'aide de secouristes japonais

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Pour la première fois depuis le séisme, la Chine autorise des spécialistes étrangers à se rendre dans le sud-ouest du pays pour participer aux opérations de secours. L'équipe japonaise compterait 60 spécialistes. (Reportage S. Le Belzic)

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Le gouvernement chinois a fait le choix de médiatiser cet événement. Retrouvez, pour plus d'analyses, le Débat de France 24 : La Chine secouée avant les JO, et A la Une : la Chine joue l'ouverture.
 

 

Malgré des pluies torrentielles et des routes impraticables, les secours s'activaient mercredi pour tenter de retrouver des survivants sous les bâtiments réduits à l'état de ruines par un violent séisme de magnitude 7,9 sur l’échelle de Richter ayant secoué le centre de la Chine.

Les autorités chinoises ont fait savoir qu’elles acceptaient les aides en provenance de l’extérieur, mais ont précisé à quelques pays étrangers que les difficultés persistantes de circulation ne permettaient pas d’acheminer toutes les équipes de secours et de chiens  renifleurs.

"Il est très difficile de rejoindre cette région", précise sur France 24 l’un de nos envoyés spéciaux, Henry Morton, qui a réussi à parcourir la moitié du trajet séparant Chengdu, la capitale de la province du Sichuan, à l’épicentre du séisme. "L’aéroport a été fermé pendant un jour et demi et il reste fermé au trafic commercial", ajoute-t-il, en précisant que seuls les militaires utilisent désormais cette plateforme.  

Henry Morton décrit le paysage qui change à mesure qu’il se rapproche de l’épicentre : "Un changement très soudain vous tombe dessus. Vous découvrez un essaim de tentes le long des routes. Pratiquement tout le monde a été évacué des immeubles. La population tente de dormir dehors pour la troisième nuit consécutive – j’imagine que la situation ne peut qu’empirer pour qui poursuit sur cette route."  

Sébastien Le Belzic, envoyé spécial à Dujiangyan, près de l’épicentre, décrit également des milliers de personnes qui dorment sous la pluie, dans les rues, pendant que des centaines de volontaires se suivent pour offrir leur sang aux blessés.

 

Sébastien Le Belzic s'est rendu notamment à l'école de Juyuan, où depuis deux jours les familles attendent qu'un de leurs enfants sorte vivant de l'école. Plus de 900 écoliers ont été pris au piège lors du tremblement de terre, dont l'épicentre n'était qu'à une centaine de kilomètres. "Cette école de Juyuan est devenue l'un des symboles du tremblement de terre. Les corps sont cachés pudiquement sous des bâches en plastique. Il n'y a quasiment aucune chance de retrouver des survivants", raconte notre envoyé spécial.

 

Un paysage de dévastation près de l’épicentre

Le bilan officiel des victimes, révisé mercredi, est de plus de 15 000 morts dans la province du Sichuan (sud-ouest), et pourrait rapidement augmenter. Au moins 7 700 personnes sont mortes dans la seule ville de Yingxiu, près de l’épicentre, avec 2 300 survivants, selon un média officiel.

 

La Chine a mobilisé 100 000 soldats et policiers pour assister les secours dans leur travail, selon le Premier ministre Wen Jiabao, qui s’est rendu mercredi auprès des survivants – y compris des nouveaux orphelins – dans le comté de Beichuan, particulièrement exposé à la catastrophe. Il leur a déclaré, dans une séquence retransmise à la télévision : "vos blessures sont nos blessures". Il a aussi précisé aux secours : "Le temps est une question de vie ou de mort. Sauver des vies est la plus importante des missions". Les immeubles de cette province s’étaient littéralement effondrés, les collines comme les routes étaient brisées.

Les vents violents et les routes coupées ralentissent les efforts déployés dans les régions les plus sinistrées. Les risques de glissements de terrain et de coulées de boues se sont accrus avec la combinaison des pluies abondantes et des répliques sismiques.

L’Union européenne, les Etats-Unis, l’Australie, la Corée du Sud et la Chine ont proposé à la Chine de venir renforcer les équipes de  secours – une offre bien accueillie sur la forme par la Chine, mais rejetée en raison des problèmes logistiques et techniques trop importants. Les équipes de secours et de chiens renifleurs des Australiens, des Sud-coréens et des Japonais ont donc été poliment refusées, selon les autorités des pays concernés. "La Chine nous a indiqué qu’elle ne pouvait recevoir d’équipes de secours en raison des nombreux problèmes liés aux transport", a précisé à l’AFP le ministère des Affaires étrangères japonais.

Dans la province, plus à l’est, de Jianxi, les coureurs transportant la flamme olympique se sont arrêtés pour une minute de silence à la mémoire des victimes de ce tremblement de terre. 

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