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Le Festival de Cannes se poursuit, empreint de gravité

Avec les présentations de "Leonora" de l'Argentin Pablo Trapero et du film d'animation "Valse avec Bachir" de l'Israélien Ari Folman, la guerre et la prison sont au programme du Festival. (Envoyée spéciale : E. Tchoungui)

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Retrouvez et visionnez le video blogging depuis le Festival de Cannes de notre journaliste Arnab Banerjee.

 

 
La guerre et la prison étaient au menu du 61e Festival de Cannes jeudi avec "Valse avec Bachir" et "Leonera", deux films bouleversants qui, après la parabole de "Blindness" sur l'aveuglement du monde moderne, confirment le ton grave du début de la compétition.

Très original dans sa forme, "Valse avec Bachir" de l'Israélien Ari Folman, en lice pour la première fois pour la Palme d'Or, est un documentaire d'animation autobiographique sur la première guerre du Liban où le réalisateur a combattu au début des années 1980.

Hanté par le souvenir enfoui des massacres des camps palestiniens de Sabra et Chatila à Beyrouth perpétrés par les phalanges chrétiennes sous les yeux des soldats israéliens, "Valse avec Bachir" s'ouvre sur un cauchemar : un ami de l'auteur rêve chaque nuit, qu'il est poursuivi par les 26 chiens qu'il a tués à l'entrée des villages du Liban, lorsqu'il était jeune soldat. Ce récit amène alors Ari à partir en quête d'un passé dont il ne se rappelle rien.

L'efficacité du film qui est avant tout une dénonciation de la guerre, réside dans le recours à l'animation qui permet de mettre en images un conflit qui en est dépourvu, avec plus de liberté qu'un documentaire classique et sans la grandiloquence des films de guerre hollywoodiens.

"C'était la seule façon de le faire", a expliqué Ari Folman en conférence de presse. "Si nous avions fait un documentaire classique, nous aurions vu des quadragénaires raconter des histoires vieilles de 20 ans et des photos de guerre sans lien avec leur récit", a-t-il dit.

De même, il ne s'est pas donné "pour mission d'enquêter sur qui était au courant du massacre parmi les autorités israéliennes". "C'est un film personnel au sujet de la mémoire", a-t-il dit.

L'autre oeuvre projetée jeudi en compétition, "Leonera", est le cinquième film de Pablo Trapero. Ce beau portrait d'une mère dont le bébé naît en prison, dépeint avec finesse le dilemme moral posé par la présence de jeunes enfants dans l'univers carcéral.

"Leonera", qui en espagnol signifie littéralement la "cage aux lions" et désigne une cellule de détention provisoire, a été tourné dans d'authentiques pénitenciers de la province de Buenos Aires et mêle acteurs professionnels, vraies détenues et personnel pénitentiaire.

"Le film propose une réflexion sur les moyens de faire vivre les enfants dans de meilleures conditions que leur mère incarcérée", a dit Pablo Trapero à l'AFP.

Composant Julia avec fougue et intelligence, l'actrice principale Martina Gusman, apparaît comme une sérieuse candidate au prix d'interprétation.

La légèreté, le strass et paillettes se trouvaient jeudi hors compétition. Angelina Jolie, enceinte et accompagnée de son compagnon Brad Pitt, a monté les marches en début de soirée pour la projection de "Kung Fu Panda", dans une robe très décolletée. L'actrice américaine prête sa voix à ce film d'animation pour enfants, tout comme Dustin Hoffman, Jack Black, Jacky Chan et Lucy Liu, présents également sur le tapis rouge aux côtés... d'un gros panda en peluche.

Angelina Jolie a confirmé dans l'après-midi devant la presse qu'elle attendait des jumeaux mais ignore encore où elle accouchera, même si la France est sérieusement envisagée. L'actrice, Brad Pitt et leurs quatre enfants sont installés depuis la fin avril sur la Côte d'Azur.

George Lucas qui produit le quatrième volet des aventures d'Indiana Jones, réalisé par Steven Spielberg et projeté dimanche, a également monté les marches.

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