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Au moins 18 morts dans un attentat près de Bagdad

Un attentat suicide, commis par un kamikaze lors d'un enterrement à l'ouest de Bagdad, a fait au moins 18 morts et 35 blessés. Le Premier ministre Nouri al-Maliki était, lui, à Mossoul pour superviser une offensive contre Al-Qaïda.

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Dix-huit personnes ont été tuées mercredi et 35 blessées par un kamikaze qui s'est fait exploser lors d'une cérémonie de condoléances à l'ouest de Bagdad, selon des sources irakiennes de sécurité.

"Un kamikaze s'est fait exploser au milieu d'une cérémonie de condoléances dans une localité située entre Abou Ghraib et Falloujah, tuant 18 personnes et blessant 35 autres, tous des hommes", a assuré un responsable du ministère de l'Intérieur, parlant sous couvert de l'anonymat.

L'attentat s'est produit vers 19H00 (16H00 GMT) sous une tente où étaient réunies des personnes rassemblées pour une cérémonie traditionnelle de condoléances, selon le responsable du ministère de l'Intérieur.

Cette région, à l'ouest de Bagdad, dans la province d'al-Anbar, a été longtemps un bastion de l'insurrection sunnite antiaméricaine, et un repaire pour les affiliés d'Al-Qaïda en Irak. Al-Anbar était alors considérée comme la région d'Irak la plus dangereuse pour le contingent américain.

En 2004, Falloujah, passée aux mains des insurgés, a été le théâtre de féroces affrontements qui l'ont laissée aux deux tiers détruite et vidée de la majorité de ses habitants.

En octobre 2006, la capitale de la province, Ramadi (100 km à l'ouest de Bagdad), a été déclarée capitale de "l'Etat islamique d'Irak", autoproclamé par la branche irakienne d'Al-Qaïda.

Mais depuis quelques mois, la région a été stabilisée après que le commandement américain eut lancé une stratégie de ralliement, moyennant finance, des insurgés. Les tribus sunnites qui combattaient les Américains ont tourné leurs armes contre les extrémistes émules d'Oussama ben Laden et ont contribué au retour au calme.

Al-Anbar, largement désertique, est peuplée presque exclusivement de sunnites, et elle est frontalière de la Syrie, de la Jordanie et de l'Arabie Saoudite.

En dépit du retour au calme, elle a été récemment le théâtre d'attaques antiaméricaines. Le 2 mai, quatre soldats américains ont été tués par l'explosion d'une mine au passage de leur véhicule dans cette province.

Le 22 avril, deux marines américains avaient déjà été tués à Ramadi, et trois autres blessés par l'explosion d'une bombe à un barrage de contrôle.

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