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ETATS-UNIS - PRESIDENTIELLE

Démission d'un conseiller de campagne de McCain

3 min

L'entourage du candidat républicain à l'élection présidentielle confirme que Thomas Loeffler, ancien élu au Congrès américain, a démissionné en raison de ses liens avec une société de lobbying.

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WASHINGTON - Thomas Loeffler, co-président de l'équipe de campagne de John McCain, candidat républicain à l'élection présidentielle américaine, a démissionné en raison de ses liens avec une société de lobbying, a confirmé dimanche un responsable de la campagne de McCain.

 

McCain, qui a accordé une grande importance dans sa campagne à l'éthique et à la transparence a fixé la semaine dernière comme règle que ses conseillers entretenant des liens avec le lobbying devraient les rompre ou démissionner.

 

Loeffler, ancien élu du Texas au Congrès américain, était plus particulièrement chargé du financement de la campagne. Il est le cinquième conseiller de McCain à avoir démissionné récemment en raison de liens avec le lobbying.

 

L'hebdomadaire Newsweek a rapporté que la société de lobbying de Loeffler avait touché près de 15 millions de dollars de l'Arabie saoudite depuis 2002 et plusieurs autres millions de sociétés étrangères, notamment d'une entreprise française d'aérospatiale cherchant à obtenir des contrats du Pentagone.

 

Boeing a protesté le mois dernier après l'attribution à Northrop Grumman Corp et Eads d'un contrat de 35 milliards de dollars pour un programme d'avions ravitailleurs par l'US Air Force.

 

L'avionneur américain a estimé que sa candidature avait été évaluée de manière inéquitable et que l'appel d'offre était biaisé.

 

 

"ASSASSINAT POLITIQUE"

 

En campagne dans l'Oregon, Barack Obama, favori dans la course à l'investiture démocrate, n'a pas manqué d'évoquer cette affaire.

 

"Il semble que ces dernières semaines, John McCain continue d'avoir des problèmes avec ses principaux conseillers parce qu'ils sont lobbyistes, dans certains cas pour des gouvernements étrangers ou pour d'autres importants intérêts faisant des affaires à Washington.

 

"Je ne pense pas que cela représente le type de changement que veulent les Américains", a-t-il dit.

 

Tucker Bounds, porte-parole de McCain, a rétorqué en accusant Obama de mener le type de politique qu'il prétend rejeter.

 

"La campagne de McCain a récemment adopté une politique stricte et il est demandé à l'ensemble du personnel de s'y plier. Beaucoup de gens bien peuvent avoir un conflit (d'intérêt) inconciliable.

 

"Traîner publiquement dans la boue le nom de gens bien comme le fait Barack Obama est la pire sorte d'assassinat politique, en particulier alors qu'il n'a pas rendu publics les noms de ses conseillers", a dit Bounds.

 

Le mois dernier, un autre lobbyiste, Mark Penn, a démissionné de son poste de conseiller d'Hillary Clinton, rivale d'Obama dans la course à l'investiture démocrate, après avoir rencontré un diplomate colombien pour discuter d'un accord de libre échange auquel Clinton est opposée.

 

Penn a expliqué que la rencontre s'était tenue dans le cadre de son rôle distinct de cadre chez Buston-Masteller Worldwide, une société de lobby engagée par la Colombie pour tenter d'obtenir le vote par le Congrès d'un accord de libre échange avec les Etats-Unis.

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