Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Arthur Mitchell : la mort d'une étoile

En savoir plus

LE DÉBAT

Migrants : L'Europe sans solution ?

En savoir plus

POLITIQUE

Audition d'Alexandra Benalla : Une situation embarassante pour E. Macron ?

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Alexandra Lamy : "Je suis très fière d'être une actrice populaire"

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

Cour Suprême : tempête autour de Brett Kavanaugh

En savoir plus

Pas 2 Quartier

Bourgogne : cinéaste d'une cité désertée

En savoir plus

FOCUS

Autriche : restriction de l'immigration et obstacles à l'intégration

En savoir plus

L’invité du jour

Claude Pinault : "Tétraplégique, un médecin m’a donné une graine d’espoir"

En savoir plus

L'INFO ÉCO

L’économie turque fragilisée par l'inflation et la chute de la monnaie

En savoir plus

Berlusconi s'empare des déchets napolitains

Dernière modification : 21/05/2008

Le gouvernement de Silvio Berlusconi, réuni à Naples pour régler le problème des déchets, a entériné de nouvelles mesures. Il s'est également attaqué à l'immigration. Correspondance : A. Masciarelli.

Le nouveau gouvernement italien a affiché mercredi à Naples (sud) une ligne dure avec des mesures d'urgence sur deux dossiers "chauds": la crise des déchets que Silvio Berlusconi a comparée à "un séisme ou une éruption volcanique" et l'immigration clandestine.

Au terme de ce premier conseil des ministres de plus de quatre heures symboliquement réuni dans la cité parthénopéenne, le nouveau chef du gouvernement a consacré l'essentiel de sa conférence de presse à la crise des déchets, "la première des urgences, qui a nui à l'image de Naples mais aussi de toute l'Italie".

Pour cette "ville de la beauté, de la culture et du soleil qui ne mérite pas le destin qu'elle connaît", M. Berlusconi a annoncé l'adoption de 17 mesures pour "résoudre le problème de l'enfouissement des déchets".

Il a décidé de nommer un secrétaire d'Etat spécialement chargé de la crise des ordures, l'actuel chef de la protection civile, Guido Bertolaso, "car l'urgence à affronter équivaut à un tremblement de terre ou à une éruption volcanique".

"Les sites et les usines liés à la gestion des déchets seront déclarés zones d'intérêt stratégique national, devenant en pratique des zones militaires et seront gardés par des membres des forces armées qui en garantiront la protection absolue", a-t-il aussi annoncé.

Les actions de "blocage ne seront plus tolérées", a-t-il martelé, dans une allusion aux nombreuses manifestations, parfois violentes, régulièrement organisées par des habitants qui refusent la création de décharges sur leur commune.

Le Cavaliere a aussi confirmé que de nouveaux sites avaient été désignés pour être transformés en décharges, sans toutefois dévoiler leur localisation.

Silvio Berlusconi a également assuré que quatre incinérateurs entreraient en service à des dates diverses en Campanie, la région de Naples, et notamment celui d'Acerra, dont le chantier est arrêté depuis de longs mois, "d'ici la fin de l'année".

Le déploiement de 200 médecins "sentinelles" pour surveiller la situation sanitaire a aussi été confirmé.

Concernant la sécurité et la lutte contre la délinquance que la droite lie à l'immigration clandestine, le chef du gouvernement a tenu à affirmer que "l'Etat devait garantir à chaque citoyen le droit de ne pas avoir peur".

Les mesures adoptées prévoient "des expulsions plus faciles et la confiscation des appartements loués à des immigrés clandestins", a précisé le ministre de l'Intérieur Roberto Maroni.

M. Maroni, issu du parti anti-immigration de la Ligue du nord, a notamment annoncé le recours aux tests ADN "pour être plus efficaces dans la répression et la prévention des délits graves contre les personnes, en particulier les plus faibles.

Il a aussi confirmé la création d'un délit d'immigration clandestine puni d'une peine de six mois à 4 ans de prison et des expulsions "plus faciles". La durée de séjour dans les centres de rétention sera également prolongée de deux à 18 mois.

"En ce qui concerne les citoyens de la communauté européenne nous respectons pleinement et totalement les directives" de la Commission de Bruxelles", a-t-il assuré.

L'Italie a été pointée du doigt après des incendies de camps de Roms la semaine dernière dans la banlieue de Naples et le commissaire européen aux Affaires sociales Vladimir Spidla a déclaré mardi que la "lutte contre la criminalité devait se faire dans le clair respect de l'Etat de droit".

Alors que le conseil des ministres avait lieu, plusieurs milliers de personnes ont manifesté dans la ville au sein d'une dizaine de cortèges pour dénoncer la politique de Berlusconi: des sans-papiers aux chômeurs, aux associations de défense de l'environnement en passant par des comités citoyens dénonçant la mauvaise gestion des déchets.
 

Première publication : 21/05/2008