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"L'aide arrive au compte-gouttes dans les villages birmans"

Notre envoyée spéciale, Anaïs Boussat, témoigne de la situation de crise des habitants de l'Irrawaddy, malgré les déclarations de la junte qui parle de "phase de reconstruction". Regardez le témoignage d'un opposant (à droite dans la page).

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Près de 20 jours après le passage du cyclone Nargis, le gouvernement birman a déclaré officiellement que la région de l’Irrawady, la plus touchée par le cyclone, était passée d’une situation d’urgence à une phase de reconstruction.

 

Et pourtant, Anaïs Boussat et Alice Beaumont, envoyées spéciales de FRANCE 24 en Birmanie qui se sont rendues dans le Delta, témoignent du contraire. Anaïs Boussat explique : "à un jour de voyage depuis Rangoun, j’ai pu observer que de nombreux villages étaient encore isolés et que l’aide y parvenait véritablement au compte-goutte et restait insuffisante". Les voies de communication et de circulations restent compliquées, rapporte-t-elle.

 

Elle affirme par ailleurs avoir vu en une demie heure sur un canal sept cadavres, "les habitants ont expliqué ne pas avoir le temps de les enlever car ils ont d’autres priorités : trouver à manger et retrouver un toit".

 

A Rangoun, un opposant qui rentre du Delta de l’Irrawaddy, a exprimé à nos envoyées spéciales sa colère contre le gouvernement, à visage découvert : "Ce que le gouvernement montre dans le Delta, dans la presse et à la télévision, n’est pas la réalité".

Là-bas, témoigne-t-il, "ils n’ont vraiment pas de chance, ils n’ont plus de maison, pas de nourriture, rien. La population souffre beaucoup".

 

Malgré 18 passés en prison, ce membre du parti NLD de l’opposante Aung San Suu Kyi ne cache pas son engagement politique et espère qu’un jour l’opposition pourra gouverner en Birmanie, après un vote démocratique.

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