Accéder au contenu principal
AFRIQUE DU SUD

L'armée envoyée en renfort dans les townships sud-africains

2 min

Le président Thabo Mbeki envoie des soldats rétablir l'ordre dans les townships. Une vague de violence xénophobe s'étend en Afrique du Sud depuis le 11 mai. 42 personnes sont mortes, et 16 000 déplacées. (Récit C. Molle-Laurençon)

Publicité

JOHANNESBURG - L'armée sud-africaine sera envoyée en renfort dans les townships afin d'aider la police à faire cesser les attaques contre les étrangers qui ont fait 42 morts en dix jours, a annoncé mercredi la présidence.

"Le président Thabo Mbeki a approuvé une requête de la police sud-africaine en vue de l'engagement de la force de défense nationale sud-africaine pour faire cesser les attaques en cours contre les ressortissants étrangers", a déclaré la présidence dans un communiqué.

Sally de Beer, porte-parole de la police, a précisé que l'armée enverrait des hommes et de l'équipement. "Ils ne remplaceront pas la police, ils agiront pour nous soutenir dans des opérations spécifiques", a-t-elle dit.

Des milliers d'immigrés ont dû trouver refuge dans des églises ou des commissariats. Selon les forces de l'ordre, les violences racistes ont fait, outre les 42 morts, 16.000 déplacés depuis le 11 mai.

Elles se sont concentrées jusqu'à présent dans les quartiers pauvres de Johannesburg mais au moins six immigrés ont été blessés au cours de la nuit dans un bar tenu par un Nigérian à Durban, dans la province orientale du KwaZulu-Natal.

La police et les autorités nient que l'incident ait une origine raciste mais le Parti de la liberté Inkatha, principal rival de l'ANC au Kwazulu-Natal, a déploré que "de tels actes barbares se soient étendus à la province et à Durban en particulier".

Les attaques xénophobes qui ont commencé le 11 mai à Alexandra sont le fait d'habitants pauvres qui s'en prennent essentiellement aux travailleurs immigrés, originaires pour la plupart du Zimbabwe ou du Mozambique.

Ces clandestins sont accusés de "voler" le travail des Sud-Africains et d'alimenter la criminalité ambiante.
Des responsables du gouvernement n'excluent pas que ces attaques soient organisées, peut-être avec des arrière-pensées politiques. Quatre dirigeants communautaires ont été arrêtés mercredi dans la région de Johannesburg.

Mercredi, des véhicules blindés de la police sillonnaient les quartiers est de Johannesburg où l'on pouvait voir d'épais nuages de fumée au-dessus des camps de squatters.


La situation semblait plus calme mais Amelia, une femme originaire du Zimbabwe, n'avait aucune envie de prendre de risque. "Nous partons, c'est dangereux ici."
 

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.