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Splendeurs et misères de Che Guevara

Steven Soderbergh a présenté mercredi soir son film épique de 4 heures 30 sur Che Guevara. Avec ce récit puissant, empreint de références politiques, il peut prétendre à la Palme d'Or.

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Après avoir présenté hors compétition, l’année dernière, “Ocean’s Thirteen”, le célèbre réalisateur hollywoodien Steven Soderbergh est de retour avec le film “Che”, un parcours épique de plus de quatre heures, en deux parties, explorant la légende du révolutionnaire argentin Che Guevara.

Lors de la présentation à Cannes, un drapeau montrant Che Guevara ornait l’immeuble faisant face au cinéma Lumière. Dès l’aurore, de jeunes fans du Che faisaient la queue dans l’espoir d’obtenir des tickets pour accéder à la séance.

Les deux parties du Che, qui vont être distribuées séparément en octobre et en novembre prochain, ont été projetées à la suite – le tout représentant plus de quatre heures. 

Les films épiques de plus de trois heures sont plutôt rares de nos jours. Mais le « Che » de Soderbergh ne devrait pas manquer d’entrer définitivement dans les annales des films historiques attachés à un genre qui remonte à la Grèce Antique et au poète Homère, à savoir une narration entièrement centrée sur la vie d’un unique personnage. 

“Che” – de l’aube au crépuscule

La version du Che présentée en compétition mercredi soir à Cannes n’est pas tout à fait l’œuvre que les spectateurs pourront découvrir sur les écrans l’hiver prochain. Cela étant, le portrait qui nous a été présenté laisse pantois le cinéphile patenté. La détermination évidente dont fait preuve Benicio del Toro dans son interprétation impressionne tant par la dimension du personnage que par la noblesse de la cause qu'il défend.

La première partie, provisoirement intitulée « L’Argentin », raconte comment le Che a aidé Fidel Castro à renverser le régime du dictateur cubain Batista en 1959. Les troupes de la guérilla, soutenues par la population, remportent des victoires les unes après les autres. La bataille de Santa Clara, merveilleusement filmée, est suivie par le dernier temps de ce coup d’Etat – la prise de La Havane.

La deuxième partie, appelée “La guérilla”, commence en 1965, quand Che Guevara quitte Cuba pour continuer son combat en Bolivie. Alors que la première partie restait centrée sur les idéaux du Che et sur la doctrine révolutionnaire, « La guérilla » se concentre sur la détermination quasiment surhumaine du personnage devant la détérioration continue de la situation. Avec l’aide des Etats-Unis, l’armée bolivienne réussit à s’emparer des troupes de guérilleros et exécute le Che.

Ce volet est davantage contemplatif que la première partie. La photographie éblouissante des forêts boliviennes illustre à merveille l’état d’esprit de la guérilla.  

Au bout du compte, cette histoire du Che est une sorte de tragédie où le spectateur découvre un personnage aux prises avec ses idées, depuis son origine jusqu’à sa chute, un peu comme on en trouve dans une tragédie grecque classique.
 

 

Regardez l'émission dans son intégralité en cliquant sur "Spéciale Cannes" dans la colonne de droite.

 

Suivez le video blog de notre correspondant web Arnab Banerjee.

 

 

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