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Philippe Garrel face à un public mitigé

Tout comme "Adoration", d'Atom Egoyan, "La frontière de l'aube", de Philippe Garrel, a été présenté au cours de cette édition du 61e Festival de Cannes.

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« La frontière de l'aube » de Philippe Garrel

 

 

Après « Les amants réguliers » (2005), Philippe Garrel, accompagné par son fils, Louis, a traversé le tapis rouge pour présenter « La frontière de l’aube ».

 

Véritable traité sur l’amour, le film met en scène deux relations sentimentales de François, interprété par Louis Garrel. La première est une affaire passionnée avec Carole (Laura Smet), abandonnée par un mari parti poursuivre une carrière à Hollywood. Leur relation est présentée comme un amour impossible, intime et sensuel, qui se solde par la mort de Carole.

 

Un an plus tard, les fiançailles de François avec Eve représentent une conception bourgeoise de l’amour et du mariage. Cette fille de bonne famille émotionnellement fragile se retrouve enceinte de François. Poussé par les contraintes sociales, il décide d’oublier son amour pour Carole et de s’installer avec Eve.

 

On ne peut qu’admirer le brillant travail de la photographie tout en noir et blanc du film, réminiscence de la collaboration entre Ingmar Bergman et son photographe Sven Nykyist. Malgré toutes ses qualités techniques, le film s’enlise dans une lourde mise en scène et les tourments que Garrel tente de porter à l’écran semblent forcés.

 

La scène où François voit une apparition de la défunte Carole tenter de le pousser au suicide afin de poursuivre leur histoire d’amour dans l’au-delà ne parvient pas à convaincre le spectateur. Le film prend alors une tournure macabre, incompatible avec le ton profond et sérieux de la première partie du film.

 

Après la projection, les discussions tournaient toutes autour du même sujet : qu’est-il arrivé au cinéma français ? La dernière Palme d’Or française est vieille de 21 ans.

 

Si, dans leur quête pour dénicher de nouveaux talents, les fonds du cinéma français financent de nombreux réalisateurs étrangers, les règles du jeu semblent différentes à domicile. La plupart des films français contemporains sont obsédés par les métaphores littéraires et les portraits de personnages trop théoriques.

 

Mais l’effort de réalisation dans ces films, y compris dans « La frontière de l’aube », sont véritablement recommandables. De bons réalisateurs mais des films qui loupent le coche, le cinéma français aurait-il besoin d’être réévalué ?

 

Tout en cherchant une réponse à cette question, Cannes se prépare à voir les derniers films en compétition. « La frontière de l’aube », tout comme "Le conte de Noël " d’Arnaud Desplechin, empocheront à coup sûr une récompense, comme c’est souvent le cas pour les films français. Mais la Palme d’Or ? C’est peu probable.


Regardez l'émission dans son intégralité en cliquant sur "Spéciale Cannes" dans la colonne de droite.

Suivez le video blog de notre correspondant web Arnab Banerjee.

 

 

 

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