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Les violences xénophobes se propagent au Cap

Après avoir enflammé des quartiers de Johannesbourg, la vague de violences xénophobes se propage à la deuxième ville du pays, où des bandes armées attaquent Somaliens et Zimbabwéens. (Récit : K. Yahiaoui)

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AFP - Les violences xénophobes, qui ravagent des townships sud-africains depuis douze jours, se sont pour la première fois propagées à la région du Cap (sud-ouest), a annoncé vendredi la police.

Une réunion publique dans le bidonville de Du Noon, situé à 20 kilomètres au nord de la ville du Cap, a dégénéré en violences, selon un porte-parole de la police locale, Billy Jones.

"Des bandes dans la foule ont commencé à piller des boutiques appartenant à des Zimbabwéens et d'autres étrangers", a-t-il déclaré par téléphone à l'AFP, précisant qu'il s'agissait du premier incident du genre dans les environs du Cap.

"Certaines personnes ont été attaquées, mais ce sont surtout des boutiques qui ont été pillées."

Quelque 500 immigrés ont fui le bidonville pour se réfugier dans des centres sociaux où ils ont été pris en charge", a-t-il précisé.

Les incidents ont débuté jeudi vers 18h00 (16h00 GMT) et la police n'a réussi à reprendre le contrôle de la situation que vers 02H00 (00H00 GMT) vendredi, arrêtant 12 personnes pour violence publique.

"La situation s'est stabilisée, mais reste tendue", a-t-il ajouté, précisant que la police patrouille la zone à pied.

Au moins 42 personnes ont été tuées, des centaines blessées, 16.000 déplacées et plus de 500 arrêtées par la police depuis le début de ces violences le 11 mai à Johannesburg.
 

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