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Qui remportera la Palme d'Or?

Le Marché du film a fermé ses portes. Les Cannois reprennent peu à peu une vie normale. Seule une question reste à résoudre - celle qui constitue la raison d'être du Festival de Cannes - la Palme d'Or.

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Valse avec Bashir- le favori du Festival

Le public du Festival de Cannes a toujours eu un favori pour la Palme d'Or. Mais cette fois, le phénomène est inédit  puisqu’un seul film fait l’unanimité.

L'œuvre en question est "Valse avec Bashir" du réalisateur israélien Ari Folman. Critiques, cinéphiles et industriels du cinéma inclus s’accordent et il est très rare d'entendre des commentaires négatifs sur ce documentaire d’animation.

(Lisez la critique ici)

La raison principale ? Dans sa quête pour comprendre ses souvenirs de la guerre au Liban, Ari Folman a réussi à créer un nouveau genre cinématographique. Son processus de création, c'est-à-dire l'utilisation de vrais entretiens pour ensuite les animer, n'a jamais été utilisé dans le cinéma auparavant.

Plus qu’un instrument pour divertir le peuple, le cinéma est un art. Si l'objectif d'une forme d’art est la recherche de nouveaux moyens pour représenter la réalité, Valse avec Bashir est une œuvre d’art. Et puisque le but principal du Festival de Cannes est de promouvoir le cinéma en tant qu'art, Valse avec Bashir semble un choix logique pour la palme. D’autant plus que le jury compte Marjane Satrapi, qui a remporté l'année dernière le Prix du Jury avec le film d'animation Persepolis.


Comme constate Andy Sikes, journaliste au Chicago Times "Le film mérite la Palme d'Or. Mais qui sait ? On verra si les séances de samedi vont nous produire une surprise !"

Mais l'opinion populaire n'a jamais influencé le jury à Cannes, présidé cette année par Sean Penn. "Valse avec Bashir" pourrait partir avec un prix, sans qu'il s'agisse de la Palme d’Or. Ce qui ouvre la voie à d'autres concurrents.

Eastwood, Soderbergh, Desplechin et Nuri Bilge Ceylan

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L’échange" de Clint Eastwood, le “Che” épique de quatre heures trente de Steven Soderbergh, "Les trois Singes" de Nuri Bilge Ceylan sont autant de films pressentis par la critique pour la récompense ultime.

La critique française, en particulier, semble avoir un faible pour le "Conte de Noël" de Desplechin et envisage même une palme française après 21 ans d’absence.  (Lire la critique)


En ce qui concerne les autres récompenses, les frères Dardenne avec "Le silence de Lorna"
pourrait bien rafler le prixde la meilleure réalisation.  Pour celui de la meilleure interprétation féminine,  l'interprète albanaise du film belge est en concurrence avec la comédienne argentine Martina Gusman, du film "Leonera".

Le "Synecdote New York" de Charlie Kaufman’s présenté vendredi, tout comme "Un conte de Noël" sont de sérieux prétendants pour le prix du meilleur scénario. 

Il n’est pas dit que la compétition ne soit pas relancée avec la projection de “The Palermo Shootings" de Wim Wenders, projeté samedi soir. Cette histoire métaphorique d’un photographe poursuivi par "Death", interprété par Dennis Hopper, a reçu un accueil favorable à la projection presse. Le film, hommage aux défunts réalisateurs Ingmar Bergman et Michaelangelo Antonioni, analyse l’état actuel du cinéma avec un style aux réminiscences de "The State of things" de Wenders lui-même.

Les pronostics sur le grand gagnant seront confirmés ou balayés demain soir. En attendant,  les jeux ne sont pas encore complètement faits.


Regardez l'émission dans son intégralité en cliquant sur "Spéciale Cannes" dans la colonne de droite.

Suivez le video blog de notre correspondant web Arnab Banerjee.

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