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Le nouveau souffle du cinéma italien

Pour ces réalisateurs italiens, l'urgence de la situation politique et sociale dans leur pays justifie le tournant pris par les films présentés à Cannes."Gomorra" et "Il Divo" : ces deux films racontent l'Italie et ses démons.

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Le cinéma italien est une institution, mais il y avait bien longtemps qu'il ne s'était pas fait remarquer dans les compétitions officielles comme cela a été le cas pour cette soixante-et-unième édition du festival de Cannes.

Deux films en particulier ont réinjecté, chacun à leur manière, une dose efficace  de sens critique et de controverses à un Septième art qui, jusqu'à présent,  n'avait pas attaqué de front des sujets sensibles tel que la mafia ou la corruption politique.

 

Dans son roman-reportage "Gomorra" en 2006, Roberto Saviano a dit :

"Je suis né dans une terre de Camorra dans le lieu d'Europe qui connaît le plus de morts par assassinat, un territoire où la férocité est liée aux affaires, où rien n'a de valeur s'il ne génère du pouvoir. Où tout a la saveur d'une bataille finale."


Lorsque Roberto Saviano signe son roman-reportage, il signe aussi pour une protection policière permanente.

C'est ce livre que Matteo Garrone décide d'adapter au cinéma avec un réalisme cinglant. "Gomorra", l'histoire de la Camorra, un entrepreunariat  de la violence basé dans la région de Naples.

Autre évènement, Paolo Sorrentino dans "Il Divo" a choisi de porter à l'écran la vie de Giulio Andreotti, ancien Premier ministre, initiateur d'une certaine façon de faire de la politique qui a caractérisé ce que Sorrentino appelle le "courant andréottien de la démocratie chrétienne."

Deux œuvres qui se répondent. Personnages officiels, ou mafias officieuses, les procédés se ressemblent.  Et dans l'urgence, le cinéma italien reprend son rôle, celui de l'engagement politique.

Regardez l'émission dans son intégralité en cliquant sur "Spéciale Cannes" dans la colonne de droite.

Suivez le video blog de notre correspondant web Arnab Banerjee.

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