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La Palme d'or décernée à "Entre les murs"

Le Français Laurent Cantet a remporté la Palme d’or au Festival de Cannes, dimanche, avec son film "Entre les murs". La France n’avait pas reçu de Palme d’or depuis 21 ans.

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Le dernier jour du Festival de Cannes est toujours difficile. La plupart des convives ont déserté les projections de film qui se déroulent dans des salles quasiment vides.

 
Voilà à peu près l’ambiance cannoise lorsque "Entre les murs", du réalisateur français Laurent Cantet, a été programmé. Relativement déçus par les deux premiers films français – "Un conte de Noël" d’Arnaud Desplechin et "La Frontière de l'aube" de Philippe Garrel –, beaucoup de festivaliers ont boudé le troisième film français en compétition.

 
Toutefois, à l’issue de la projection, samedi, les cinéphiles ont commencé à chanter les louanges de Cantet. Et lorsque "Entre les murs" a reçu la Palme d’or, ce fut la confusion générale. Très peu de personnes [ni même votre serviteur] n’avaient vu le film. Du coup, toute critique était superflue.


Heureusement, une seconde projection d’"Entre les murs" a été programmée, juste après la cérémonie de clôture, et les festivaliers se sont précipités pour voir cette mystérieuse œuvre qui a chamboulé les pronostics.

  
"Entre les murs" est un drame réaliste au sein d’un lycée. L’action se déroule dans une classe, où un professeur de français renonce aux méthodes traditionnelles d’enseignement. Les dialogues qui fusent entre les élèves et le professeur traitent de questions éminemment politiques en France : la religion, la race, la pauvreté, l’immigration  et le service public.

 
Lorsqu’il sortira sur les écrans en France, "Entre les murs" va très certainement susciter le débat. Les questions soulevées par le film sont brûlantes et les éventuelles répercussions politiques seront intéressantes à observer.

 
La solitude dans une société moderne 

 
Le jour où la sélection cannoise était révélée, FRANCE 24 avait demandé au directeur du festival, Thierry Frémeaux, s’il y avait une thématique commune à tous ces films. "A ce jour, je n’ai pas de thématique particulière en tête", avait répondu Frémeaux. "Mais chaque année, une fois le festival terminé, plusieurs thèmes émergent." 

 
Effectivement, alors que le festival touche à sa fin et que le tapis rouge est remisé jusqu’à l’année prochaine, la sélection 2008 apparaît comme une série de portraits d’individus incompatibles avec leur environnement. 

 
Qu’il s’agisse du personnage Ari Folman, dans le film d’animation "Waltz with Bashir", de l’héroïne du film des frères Dardenne "Le Silence de Lorna", de l’entraînement absurde d’adolescents mafieux dans "Gomorra", de la solitude extrême du personnage joué par Angelina Jolie dans le film de Clint Eastwood "The Exchange", de la métaphore sur l’aveuglement dans "Blindness" de Fernando Mereilles, ou encore du destin tragique de Benicio Del Toro dans "Che", la solitude et la répression silencieuse ont dominé la sélection de cette année. 

 
La cuvée cannoise 2008 reflète un monde tiraillé où les aspirations individuelles sont dépossédées par les exigences de la société. Un monde où l’être humain ne comprend pas l’environnement dans lequel il vit et où toute morale est abolie.

  
  
Suivez le video blog de notre correspondant web Arnab Banerjee.

 


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