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Les agriculteurs argentins défient le gouvernement

En Argentine, le mouvement des agriculteurs et des éleveurs contre la hausse des taxes sur les exportations se poursuit. Le gouvernement argentin a renoncé à la séance de négociations, initialement prévue lundi. (Récit : K. Chabour)

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Des vagues bleues ciel ont traversé les rues de Salta et de Rosario dimanche 25 mai, jour de la fête nationale argentine. D’un côté, près de 300 000 agriculteurs en colère, de l'autre, quelque 250 000 partisans d’un gouvernement argentin décidé à défendre sa politique. Deux rassemblements aux allures de démonstration de force.

 

Depuis trois mois, le pouvoir est engagé dans un bras de fer avec des agriculteurs très remontés suite à l'augmentation des taxes sur les exportations de céréales, notamment le soja, la principale exportation du pays.

 

Il s’agit du premier conflit d'envergure pour la présidente Cristina Kirchner, près de six mois après son investiture. Pour l'instant, elle refuse la moindre concession.

 

Les revenus agricoles profitent de l’augmentation du prix des denrées alimentaires et le peso faible. Pour elle, ils doivent profiter à l'ensemble du pays.

 

Mais les grands propriétaires terriens, ainsi que les petits et moyens producteurs, ne l’entendent pas de cette oreille.

 

Eduardo Buzzi, leader de la Fédération agraire argentine, affirme que ces mesures sont injustes et contre-productives. Il accuse le gouvernement d’être un obstacle au développement, à l'emploi et au bonheur des Argentins.

 

Pour la présidente argentine, la hausse des revenus agricoles est une affaire nationale.

 

En augmentant les taxes à l'exportation, elle entend profiter de la flambée mondiale des denrées, mais aussi donner la priorité au marché intérieur.

 

Inacceptable pour les gros comme pour les petits producteurs, qui rejettent également l'encadrement des prix du bœuf et du blé et les restrictions faites aux exportations.

 

La récente grève a paralysé le pays, provoqué des pénuries alimentaires et coûté des centaines de millions de pesos à l'Etat argentin. Elle a aussi causé la colère de nombreux consommateurs, alors que le gouvernement peine à freiner une inflation galopante.

 

Le gouvernement propose un rabais pour les petits producteurs et une subvention pour le transport de soja cultivés dans les zones éloignées des ports...

 

Pour l'heure, les négociations sont dans l'impasse.

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