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Le chef de la rébellion hutu rentre au Burundi

Agathon Rwasa, chef de la rébellion burundaise des Forces nationales de libération, est rentré à Bujumbura après 20 ans de maquis. Les Burundais espèrent que cette visite mettra fin à une guerre civile débutée en 1993. (Récit C. Casali)

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Le chef de la rébellion burundaise des Forces nationales de libération (FNL), Agathon Rwasa, est rentré vendredi à Bujumbura lors d'une visite historique pour les Burundais qui espèrent qu'elle contribuera à mettre fin à une guerre civile débutée en 1993, a constaté l'AFP.

Le chef de FNL, qui n'est pas revenu dans la capitale burundaise depuis 1988, est arrivé à bord d'un avion sud-africain, accompagné du médiateur sud-africain dans le conflit, Charles N'qakula et de dirigeants de la rébellion.

Deux membres du gouvernement burundais, le ministre de la Sécurité publique, le général Alain Guillaume Binyoni, et la porte-parole du gouvernement, Hafsa Mossi, étaient présents à l'aéroport pour accueillir le chef rebelle, ainsi que des diplomates en poste à Bujumbura.

Une foule importante était massée le long de la route reliant l'aéroport à la capitale.

Le gouvernement et les FNL ont signé à Bujumbura une déclaration de cessation immédiate des hostilités dans le pays qui a pris effet lundi.

Les deux parties avaient déjà signé en septembre 2006 un accord global de cessez-le-feu, mais son application achoppait sur la question du partage des pouvoirs politique et militaire.

Dans ce climat de blocage total des discussions, les rebelles avaient lancé le 17 avril une offensive contre la capitale, faisant craindre à la population un retour à des affrontements à grande échelle. La guerre civile burundaise a fait 300.000 morts depuis 1993.

La médiation sud-africaine avait annoncé jeudi le retour à Bujumbura d'Agathon Rwasa, en provenance de Dar es Salaam.

M. Rwasa est né en 1964 dans la province de Nozi (nord). Il a rejoint les FNL, la plus ancienne rébellion hutue du Burundi en 1988, avant de s'imposer à sa tête en 2000.

"La communauté internationale et surtout le président (tanzanien Jakaya) Kikwete, qui est désormais président de l'Union africaine, en ont eu assez des hésitations de Rwasa, ils ont donc exercé une forte pression sur le leader rebelle pour qu'il rentre à ce moment", selon une source diplomatique.

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