ZIMBABWE - POLITIQUE

Arrestation d'un chef de l'opposition au Zimbabwe

Arthur Mutambara, ancien leader étudiant, a été arrêté à Harare, capitale du Zimbabwe. Il est accusé d'avoir publié "des mensonges" et pour outrage à magistrat pour un article d'opinion. (Récit : P-L. Viollat)

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Un des chefs de l'opposition zimbabwéenne, Arthur Mutambara, accusé d'avoir "publié des mensonges" sur le régime, a été arrêté dimanche à Harare et conduit au commissariat central de la capitale, ont annoncé son parti et son avocat.

M. Mutambara, qui s'était engagé à travailler de nouveau avec le principal leader du principal parti de l'opposition, le Mouvement démocratique pour le changement (MDC), Morgan Tsvangirai en vue de remporter les prochaines élections contre le président Robert Mugabe, a été arrêté à son domicile, selon ces sources.

Il a été arrêté car il est accusé "d'avoir publié des mensonges et pour outrage à magistrat pour un article d'opinion écrit en avril", a indiqué à l'AFP Me Harrison Nkomo.

Un de ses principaux collaborateurs, l'ancien député Trudy Stevenson, a confirmé que M. Tambara a été interpellé par la police dans sa maison à Harare par la police dimanche matin et qu'il avait été conduit au commissariat central.

L'éditeur de l'unique hebdomadaire indépendant zimbabwéen The Standard a été arrêté le mois dernier pour avoir publié un article écrit par Mutambara, qui accusait le président Robert Mugabe de ruiner l'économie du Zimbabwe et les forces de sécurité de commettre des violences.

Mutambara, ancien leader étudiant, a été élu en février 2008 à la tête d'une fraction du MDC à la suite d'une scission dans le parti. L'autre fraction est dirigée par Tsvangirai, son chef historique et candidat au second tour de la présidentielle du 27 juin.

Me Nkomo a indiqué qu'il ne s'attendait pas à ce que Mutambara, qui a perdu son siège aux élections de mars, comparaisse au tribunal avant mardi.

"Je m'attends à ce qu'il soit jugé mardi puisque son interrogatoire n'aura pas lieu aujourd'hui. Il n'aura lieu qu'à partir de demain (lundi, ndlr), a-t-il précisé.

Trois législateurs proches du MDC ont été arrêtés au Zimbabwe le mois dernier dans un climat de violence accrue avant les élections générales du 29 mars. Deux d'entre eux ont été libérés sous caution.

Lors de ces élections, le parti de Mugabe a perdu pour la première fois la majorité parlementaire, au profit du MDC, tandis que le chef de l'Etat était défait par Morgan Tsvangirai, leader du MDC, au premier tour de la présidentielle organisée simultanément.
 

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