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L'Opep prévoit une baisse de la demande de pétrole en 2008

Pour le président de l'Opep, Chakib Khelil, la récession, la montée en puissance des énergies alternatives et une augmentation de la production devraient entraîner une baisse de la demande de pétrole cette année.

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Concernant l'avenir, a dit le président de l'OPEP, les "spéculateurs tablent sur un modèle empirique, basé sur les risques géopolitiques, les risques liés au dollar et bien sûr l'offre et la demande. Mais logiquement, nous prévoyons, cette année une baisse de la demande" de pétrole.

Cette "baisse de la demande" serait due à la "récession, la montée en puissance des énergies alternatives et une augmentation de la production", selon le texte de l'interview transmis à l'AFP.

 

Le président de l'Opep Chakib Khelil a estimé que la hausse du baril de pétrole est une opportunité pour les pays non producteurs en particulier ceux d'Afrique "à consommer mieux", selon une interview à paraître lundi dans le mensuel marocain Economie Entreprises.

 

Pour le président de l'Opep, également ministre algérien de l'Energie, la "hausse du baril est aussi une opportunité pour les pays non producteurs à consommer mieux", tout en proposant aux pays africains de développer l'interconnexion électrique régionale" pour faire face à d'éventuelles pénuries d'électricité, selon le texte de l'entretien transmis à l'AFP par Economie et Entreprises.

 

"Lorsqu'on n'a pas les moyens, pourquoi construire une centrale électrique, si on peut utiliser l'excédent du pays voisin", a déclaré le président de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole.

 

"La hausse du baril est aussi une opportunité pour apprendre à consommer mieux (et) le plan d'efficacité énergétique lancé par le Maroc est un très bon cas d'école", selon le président de l'Opep qui encourage le développement régional en matière d'électricité.

 

Chakib Khelil a souligné que les pays africains non producteurs de pétrole ont vu "leurs exportations augmentées, par exemple ceux qui ont du phosphate ou du bois", ajoutant que leur "croissance économique moyenne a été assez élevée, pour certains à des taux supérieurs à ceux des pays pétroliers".

 

Il a affirmé avoir donné son accord pour la création d'une "joint venture" entre la compagnie électrique algérienne Sonelgaz et son homologue marocaine ONE pour développer une interconnexion électrique au niveau régional.

 

En référence aux frontières terrestres maroco-algérienne fermées depuis 1994, M. Khalil a affirmé que "l'histoire a démontré que la fermeture des frontières n'est bonne pour personne".

 

"Regardez ce qu'était l'Europe avant le traité de Rome et ce qu'elle est aujourd'hui (...), un marché maghrébin, c'est une taille critique pour faire beaucoup de chose (et) s'il y a une chose à faire dans ce sens, c'est dans l'électricité à travers plusieurs associations régionales", selon le ministre algérien.

 

"Nous oeuvrons actuellement pour créer une interconnexion électrique maghrébine et nous menons des études pour la création d'un pipeline méditerranéen", a-t-il conclu.


 

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