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ETATS-UNIS - PRIMAIRES

Nouveau coup dur pour Hillary Clinton

3 min

Les délégués de Floride et du Michigan ne disposeront que d'une demi-voix lors du congrès démocrate, un revers pour la candidate à l'investiture présidentielle. Obama mène désormais sa rivale par 176 voix. (Récit : B. Perrochais)

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WASHINGTON - Le favori pour l'investiture démocrate, Barack Obama, a bon espoir d'être désormais très vite reconnu comme le candidat du parti à la Maison blanche, après une décision du comité des règles plutôt défavorable à sa rivale Hillary Clinton sur les primaires de Floride et du Michigan.

Il reste trois primaires à disputer, dont Porto Rico ce dimanche, où 55 délégués sont en jeu. Le Montana et le Dakota du Sud boucleront, mardi, cette longue phrase de primaires.

Le comité des règles du Parti démocrate a opté samedi, au terme d'une longue réunion, pour un compromis consistant à accorder une demi-voix aux délégués de Floride et du Michigan. Cette décision a provoqué la colère de l'entourage d'Hillary Clinton qui menace de porter l'affaire devant la convention nationale du parti fin août, à Denver.

Jusqu'à présent, le parti n'avait pas pris en compte les délégués élus dans ces deux Etats, parce qu'ils avaient été sanctionnés pour avoir fixé la date de leurs primaires plus tôt qu'ils n'y étaient autorisés. Or, c'est Clinton qui les a remportées et celle-ci comptait fortement sur cette réserve pour regonfler peu son total de délégués.

Lors d'une réunion animée du comité chargé d'établir les règles de fonctionnement du parti, il a été décidé que la totalité des délégués des deux Etats pourraient siéger lors de la convention mais avec seulement une demi-voix chacun lors de leur vote.

Conséquence de cette décision, le nombre de délégués requis pour décrocher l'investiture est passé à 2.118. Il ne manque donc plus que 70 délégués au sénateur de l'Illinois pour atteindre ce chiffre magique.

"Maintenant que le Michigan et la Floride ont été englobés, nous nous rapprochons du chiffre qui nous donnera l'investiture", a déclaré Obama dans le Dakota du Sud après la décision du comité des règles, en approuvant la façon dont le litige a été résolu.

Le camp Clinton a montré nettement moins d'enthousiasme. Des responsables de son équipe de campagne ont déclaré qu'ils se réservaient le droit de faire appel de la décision et ont menacé de porter l'affaire devant la convention de Denver.

L'ex-First Lady obtient un gain net de 24 délégués mais elle demeure loin derrière Obama, dont elle comptait se rapprocher davantage pour influer plus encore sur le choix des super-délégués.

Comme seuls 86 délégués "engagés" sont en jeu dans les trois primaires restantes (55 à Porto Rico, 16 dans le Montana et 15 dans le Dakota du Sud), et qu'il manque 70 voix à Obama, il est pratiquement impossible que le sénateur de l'Illinois franchisse le seuil des 2.118 au soir du mardi 3 juin.

Cela signifie qu'il devra attendre encore qu'une partie des quelque 180 super-délégués qui n'ont pas annoncé encore leur choix se prononcent. Ce seront eux qui, cette année, feront la différence entre Clinton et Obama. Un cinquième environ (soit 800) des délégués à la convention démocrate sont des "super-délégués", caciques du parti qui sont libres de leur choix et ne sont pas élus lors des primaires.

"Si nous avons atteint le chiffre (magique) mardi soir, nous l'annoncerons, et je pense que même si nous ne l'atteignons pas, ce sera la fin de la saison des primaires", a dit Obama.

Le sénateur métis tiendra une fête de victoire mardi soir après la clôture des scrutins dans le Montana et le Dakota du Sud, au centre Xcel Energy à St Paul, dans le Minnesota, ville où doit se tenir début septembre... la convention républicaine.

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