Accéder au contenu principal
FAO - ITALIE

Ban Ki-moon appelle à "revitaliser" l'agriculture

3 min

A l'ouverture du sommet de Rome, le secrétaire général de l'ONU a estimé que la production alimentaire devait "doubler d'ici 2030" pour contrer la faim dans le monde. (Récit S. Bähr)

Publicité

Retrouvez notre dossier sur la crise alimentaire d'ampleur planétaire et regardez le Face à Face de France24 sur la responsabilité de la FAO et d’autres institutions dans la crise alimentaire.

 


Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a dévoilé un "plan d'action" contre la crise alimentaire lors de l'ouverture du sommet de l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) sur la sécurité alimentaire. Devant un parterre de cinquante chefs d’Etat et de gouvernement réunis pendant trois jours à Rome, il a appelé à augmenter la production pour répondre à la demande, tout en exhortant les Etats à mettre un terme aux mesures protectionnistes.
 

Ban Ki-moon a appelé à prendre des mesures pour "agir à long terme pour renforcer la sécurité alimentaire mondiale". Il a fixé son objectif : augmenter la production alimentaire mondiale de 50 % d'ici 2030 pour faire face à la crise alimentaire. Selon la Banque mondiale, l'envolée des prix alimentaires risque de pousser 100 millions de personnes vers la famine.

 
Il a également demandé que les Etats allègent les restrictions sur les exportations et les tarifs d'importation. Il les a exhortés à "ne pas être tentés par les politiques alimentaires qui appauvrissent les voisins".
 

De plus, il souhaite que les participants du sommet aboutissent "à un plus grand degré de consensus international sur les biocarburants", accusés d'être l'un des facteurs de la flambée des prix des denrées. Il a annoncé le déblocage d’une enveloppe budgétaire de 1,7 milliard de dollars (1 milliard d’euros) pour les pays qui ont misé sur les biocarburants afin de leur permettre de diversifier leur agriculture. "Nous avons une opportunité historique de revitaliser l'agriculture", a-t-il ajouté.
 

Le secrétaire général de l'ONU a assuré qu'il "faudra augmenter les appuis financiers", sous forme d'engagements fermes et non pas via des prêts.
 

Ce plan d’action est la première étape d'une série de consultations sur la pauvreté, la faim dans le monde et le développement prévu dans les prochains mois, notamment lors du sommet du G8 à Tokyo en juillet, et lors de l'Assemblée générale de l'ONU en septembre. Cette dernière réunion devrait permettre d’aboutir à une déclaration finale.

  

Le développement des agricultures locales

Un peu plus tard, Nicolas Sarkozy, le chef de l’Etat français, a qualifié d'"erreur stratégique historique" l'attitude consistant à empêcher les pays pauvres de cultiver des produits de première consommation. Il propose donc une nouvelle stratégie : "Elle doit reposer sur le développement des agricultures locales. C’est la seule solution, une solution durable, responsable mais exigeante".
 

"La Banque mondiale notamment, et le FMI ont contraint des pays à développer des cultures pour l’exportation pour des remboursements de dettes", rappelle Gauthier Rybinski, spécialiste politique internationale FRANCE 24. "En même temps, on ne s’est pas rendu compte qu’on était en train d’étrangler ces pays sur le plan de l’autosuffisance alimentaire. De ce fait, on arrive aujourd’hui à des prix absolument inabordables pour la plupart des pays".


"Il faut aider les pays les plus pauvres à se doter d’agricultures modernes qui permettront leur suffisance alimentaire", a poursuivi Nicolas Sarkozy.

La journée devrait également être marquée par une manifestation, lancée à l’initiative de plusieurs associations et partis de gauche italiens, contre la présence du président iranien de la République islamique Mahmoud Ahmadinejad et du président zimbabwéen sortant Robert Mugabe.

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.