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Bardot écope de 15 000 euros d'amende pour racisme

La justice a condamné Brigitte Bardot à une amende de 15 000 euros pour incitation à la haine envers la communauté musulmane. C'est le triple du montant dont elle avait écopé lors de sa dernière condamnation.

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La justice a manifesté son impatience mardi vis-à-vis de Brigitte Bardot en lui infligeant une amende de 15.000 euros pour incitation à la haine envers la communauté musulmane, le triple du montant dont elle avait écopé lors de la dernière de ses quatre condamnations identiques.

Pour autant, la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris n'a pas suivi l'accusation qui avait aussi réclamé une peine de prison de deux mois avec sursis contre l'ancienne actrice.

Celle-ci avait mis en cause la population musulmane dans une lettre de décembre 2006, où elle demandait à Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, que les moutons tués lors de l'Aïd el-Kebir soient étourdis avant d'être saignés.

"Il y en a marre d'être menés par le bout du nez par toute cette population qui nous détruit, détruit notre pays en imposant ses actes", écrivait-elle dans cette lettre qui avait été publiée dans Info-Journal, revue distribuée aux sympathisants de la Fondation Brigitte Bardot.

"Le tribunal a estimé que les propos poursuivis faisaient clairement référence à la communauté musulmane et revêtait le caractère de délit", a tranché le juge Nicolas Bonnal.

Brigitte Bardot a également été condamnée à payer 1.000 euros de dommages et intérêts au MRAP, et un euro symbolique à la Licra et à la Ligue des droits de l'Homme. Ces trois parties civiles recevront aussi chacune 500 euros pour rembourser leurs frais de justice et le jugement devra être publié dans Info-Journal.

Une forte amende mais pas de prison : la justice "a coupé la poire en deux", a estimé Me François-Xavier Kelidjian, l'avocat de la protectrice des animaux qui n'a une nouvelle fois pas assisté à l'audience parce qu'elle peine à se déplacer en raison d'une "double arthrose aux hanches", a-t-il dit, sans savoir si l'ex sex-symbole comptait faire appel.

Lors de l'audience en avril, Brigitte Bardot, 73 ans, avait adressé une lettre au tribunal, se disant "écoeurée par le harcèlement" des associations. "Je ne me tairai que lorsque les étourdissements seront pratiqués" sur les animaux avant l'abattage rituel, y ajoutait-elle, se disant "fatiguée et lasse".

"Moi aussi, je suis fatiguée et lasse", avait répondu le procureur de la République, Anne de Fontette, rappelant les quatre condamnations de Brigitte Bardot pour des propos similaires depuis 1997.

Pour des citations visant les immigrés "envahisseurs", "l'islamisation" ou le nombre de mosquées etc., le défenseur des animaux a commencé par une amende de 10.000 FF (1.500 euros) en 1997 jusqu'à 5.000 euros en 2004.

Cette-fois, Me Bénédicte Graulle, avocate de la Licra, s'est dite "déçue que le tribunal n'ait pas suivi les réquisitions" en imposant de la prison avec sursis. "L'amende est néanmoins conséquente. Ses propos doivent être condamnés", a-t-elle ajouté, en dénonçant leur caractère "raciste et leur violence inouïe".

Brigitte Bardot reviendra-t-elle dans le prétoire ? "Elle est lasse de ce type de poursuite", dit son avocat, tout en assurant qu'on "ne la fera pas taire dans sa défense des animaux".

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