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Frédéric Mitterrand à la tête de la Villa Médicis

Frédéric Mitterrand, écrivain, producteur et cinéaste a été choisi par l'Elysée pour diriger la Villa Médicis à Rome aux dépens de Sylvain Bellenger, conservateur en chef du patrimoine et d'Olivier Poivre d'Arvor.(Récit:V Giebel)

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Le président Nicolas Sarkozy a choisi Frédéric Mitterrand, écrivain, producteur de télévision et cinéaste pour diriger la Villa Médicis, à Rome, au terme d'un processus inédit d'examen des candidatures à ce poste très convoité.

"Sur proposition de la ministre de la Culture, Christine Albanel, le président de la République a décidé de nommer Frédéric Mitterrand directeur de l'Académie de France à Rome", a annoncé mercredi l'Elysée dans un communiqué.

Cette décision met fin à un feuilleton qui a agité pendant deux mois et demi les milieux culturels français.

A la mi-mars, une polémique éclate autour d'une possible nomination à la Villa Médicis d'un ex-conseiller de M. Sarkozy, Georges-Marc Benamou. Pour apaiser les esprits, l'Elysée décide de créer une commission chargée de proposer au gouvernement des noms pour ce poste qui fait rêver.

Tandis que M. Benamou renonce à se présenter, la commission "Villa Médicis", présidée par Hugues Gall, entame un travail de sélection des candidats. Fin mai, elle présente à Mme Albanel trois noms: Sylvain Bellenger, conservateur en chef du patrimoine, Frédéric Mitterrand et l'écrivain Olivier Poivre d'Arvor.

La ministre a rencontré ces trois candidats pendant le week-end. Elle a ensuite rédigé une note pour le président Sarkozy mettant en lumière les atouts des différents projets présentés par les postulants, a-t-on appris auprès du ministère de la Culture.

M. Sarkozy a tranché en désignant M. Mitterrand, 60 ans, neveu de l'ancien président François Mitterrand.

Frédéric Mitterrand a commenté mercredi sa nomination à la direction de la Villa Médicis en déclarant qu'il avait été "jugé sur (son) travail".

"J'ai le sentiment que la commission, qui pouvait être prévenue contre moi, a pris acte du travail que j'ai accompli", a-t-il déclaré à l'AFP.

L'écrivain Olivier Poivre d'Arvor, qui s'était ému en mars d'une possible nomination de M. Benamou, a été beau joueur. "Je tiens à féliciter Frédéric Mitterrand pour sa nomination comme directeur de l'Académie de France à Rome, une institution qui participe du rayonnement culturel de la France dans le monde auquel je suis, par mes fonctions à la tête de l'organisme Cultures France, particulièrement attaché", a-t-il déclaré dans un communiqué.

Pour Frédéric Mitterrand, prendre la direction de l'Académie de France à Rome est un "rêve d'adolescence" qui se réalise.

Il n'est pas troublé par la polémique des derniers mois autour de la Villa Médicis. "Plus on en parle, mieux c'est, plus on lui donne ses chances d'accomplir ses missions", a-t-il déclaré.

"La Villa Médicis a déjà traversé plusieurs périodes de critiques mais elle demeure indispensable", estime-t-il. "Il vaut mieux qu'elle soit sous les feux de l'actualité", a-t-il déclaré.

Il y a un mois, M. Mitterrand avait fustigé "les allégations" parues dans la presse selon lesquelles sa nomination à la direction de la Villa Médicis serait tenue pour acquise dans les milieux diplomatiques et ministériels. Il avait déploré "le poison des intrigues".

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