BASKETBALL - NBA

Celtics contre Lakers, une finale NBA de rêve

Les Boston Celtics et les Los Angeles Lakers s'affrontent jeudi à Boston dans une finale du championnat nord-américain de basketball (NBA) qui contient tous les éléments du succès: duel historique et talent des acteurs pour le spectacle.

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Lorsque le vainqueur de cette série au meilleur des sept matches se verra remettre la fameuse bague de "", les deux équipes totaliseront 31 titres, soit la moitié des 62 titres du Championnat NBA.

 

Les Celtics comptent 16 titres dont huit remportés contre... les Lakers. En 1987, Boston a fait sa dernière apparition en finale, en étant battu par... les Lakers, qui possèdent aujourd'hui 14 titres, dont les trois derniers ont été obtenus consécutivement entre 2000 et 2002.

 

"J'ai grandi en regardant les Lakers et Boston. Ce sont ces duels qui m'ont amené au basket. Maintenant je fais partie de l'histoire. Cela va être grandiose", a promis l'ailier de Boston, Paul Pierce, qui se remémore les confrontations entre Larry Bird (Boston) et Magic Johnson (L.A).

 

Mais l'excitation autour de ce choc provient aussi d'une certaine logique sportive qui a conduit à ce rendez-vous les deux meilleures équipes de la saison.

 

Boston, à l'Est, et Los Angeles, à l'Ouest, ont terminé en tête de leur conférence respective à l'issue de la saison régulière, avant de se sortir de la périlleuse phase finale.

 

Les Celtics ont dominé la saison régulière en remportant 66 des 82 matches et les Lakers ont balayé Denver, au 1er tour de la phase finale, résisté à Utah au deuxième avant de logiquement sortir les tenants du titre, les San Antonio Spurs.

 

Les deux clubs ont donc largement mérité de se retrouver là. Et pourtant rien n'était évident en début de saison.

 

L'an passé, Boston avait été l'une des plus mauvaises équipes, avec seulement 24 victoires. Mais l'été dernier, les dirigeants ont été efficaces en attirant Kevin Garnett, le pivot qui s'ennuyait à Minnesota, et Ray Allen, la gâchette à distance, insatisfait à Seattle.

 

Et sans assurance, l'entraîneur Doc Rivers, en basant le jeu sur une énorme défense, a huilé son trio Pierce-Garnett-Allen, et tous attendent avec impatience leur premier titre.

 

De l'autre côté du pays, Kobe Bryant, la star aux trois titres, menaçait de quitter la Californie à l'inter-saison. Bryant, l'un des plus grands talents de l'histoire de ce sport, voulait du renfort. Son voeu allait être exaucé à la mi-saison avec l'arrivée de l'Espagnol Pau Gasol. Et là aussi, le transfert a porté ses fruits, Bryant étant même logiquement désigné MVP en fin de saison.

 

Au milieu de cette frénésie, l'ailier des Lakers Ronny Turiaf, qui n'aura pas un premier rôle mais sera actif, marque aussi l'histoire à sa façon en étant le deuxième Français à participer à la finale. L'an passé, Tony Parker avait remporté son troisième titre en étant nommé MVP.

 

Cette rencontre, qui devrait être physique et spectaculaire, fait aussi frémir de plaisir la NBA, qui y voit une excellente affiche pour promouvoir l'événement, et les télévisions, assurées de faire de belles parts de marché après des années difficiles, avec notamment la présence de San Antonio, dont le jeu et le style n'attiraient pas les foules.

 

Reste aux joueurs à montrer que l'appellation "finale de rêve" n'était pas galvaudée.

 

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