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Plaques minéralogiques, la fin du terroir mobile ?

Avec la réforme du système d'immatriculation, les numéros de département disparaîtront des plaques minéralogiques à partir de janvier 2009. Regrets et réjouissances : réactions choisies de nos internautes.

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La mesure la plus visible – et polémique - de la réforme est la suppression du numéro du département qui, jusqu’à présent, terminait l’immatriculation du véhicule. Autre nouveauté notable, le numéro d’immatriculation sera attribué à un véhicule pour toute sa durée de vie. Le propriétaire pourra toutefois, s’il le veut, faire figurer à l’extrémité droite de la plaque le numéro d’un département écrit en blanc. Celui-ci devra être alors surmonté du logo de la région correspondante.

 

Plusieurs internautes s’émeuvent de cette réforme, en évoquant la charge symbolique attachée à la notion de département. « Le numéro départemental sur les plaques d'immatriculation, c'était un peu voyager avec son terroir, afficher son identité chez les autres », écrit renmi21. Jean-Pierre pose cette question : « Comment apprendre les départements sur les routes de France ? Et les concours en voiture pendant les embouteillages ? » C’était en effet un classique pour occuper les enfants lors des voyages en voiture : deviner quel département se cache derrière un numéro, ou bien encore établir des classements. Frédéric B. regrette pour sa part cette uniformisation. « La vigueur et la beauté d'un pays, d'un continent, d'un peuple, d'un monde est toujours dans sa diversité, estime t-il. (…) C'est le plus grand défaut de nos technocrates européens de ne pas savoir valoriser les différences ».

 

« Etre fier de son département, c'est sans doute vrai pour la majorité, mais il existe aussi certains numéros, rétorque de son côté Jacky. Avant j'habitais la Seine-Saint-Denis mais maintenant on dit le 9-3... Alors si aujourd'hui quand je me promène en France, on ne sait pas d'où je viens, cela m'arrange un peu. »  S’il se dit lui très déçu de cette perte d’identité, Jeanot, résident d’un département rural, craint surtout que « la suppression de ces deux numéros ne soit le début d’une réforme visant à supprimer les départements tout simplement ».

 

Et de fait, plusieurs internautes appellent de leurs vœux la fin de l’échelon départemental. Un internaute qui signe « un Européen né en France » écrit ainsi : « Me considérant Européen à l'échelle mondiale, le numéro de département n'est pour moi que le reflet d'une structure hors de son temps qui nous coûte une fortune et qu'il serait temps d'éradiquer comme l'a très bien dit Jacques Attali dans son rapport ». « Notre pays compte 36 000 communes et 95 départements métropolitains, ne conviendrait-il pas de réduire ces inflations en s'en tenant aux communautés de communes et aux 22 régions en supprimant les départements », s’interroge un autre internaute.

 

Hubert, de son côté, perçoit avant tout le côté pratique d’une telle réforme. « Enfin les chauffards pourront être pistés dans tous les pays de l'Union européenne, se félicite t-il. Je suis évidemment pour l'adoption de nouvelles plaques. On n'est plus un enfant pour jouer à qui perd gagne ! ». Pragmatique, un professeur à Taiwan souligne qu’il ne sera « plus besoin de changer de plaque à chaque fois que l’on déménage dans un nouveau département ou que la voiture change de propriétaire ! Plus besoin de payer les fonctionnaires qui s’occupent de tout ça et plus besoin d’acheter une nouvelle plaque et de payer le garagiste pour l’installer ! Où est le problème ? »

 

Quant à Eric, cette polémique l’accable. « Quelle tristesse d'avoir systématiquement une résistance à tout changement. Avant de penser à tous les inconvénients possibles pensez plutôt aux avantages d'avoir une plaque à vie (financiers, administratifs et autres). »

 
Comme pour mettre un terme au débat, un internaute donne un conseil à « ceux qui veulent toujours être remarqués pour leur département ». « C’est simple, dit-il, il leur suffit de faire apposer leur département à droite de leur plaque, et voilà le tour le tour est joué, donc arrêtons cette polémique qui ne sert rien ». Quant à nous, laissons à une certaine MissCee le soin de conclure : « Le constat que j'en tire : que des râleurs.... vous vous rendez compte que cet article a plus de commentaires que n'importe quel autre article !? Arrêtez-donc de pleurnicher vous autres, le numéro du département sera juste à droite, plus petit (certes) ...mais toujours là ! »

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