ZIMBABWE

Des véhicules diplomatiques attaqués au Zimbabwe

Deux véhicules diplomatiques, américain et un britannique, ont été attaqués au Zimbabwe. Les diplomates ont été détenus par la police puis relâchés. Le Conseil de sécurité de l'ONU va examiner la situation. (Récit : V. Giebel)

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Le ministre britannique des Affaires étrangères David Miliband a qualifié jeudi d'"incident grave" la détention de diplomates britanniques, arrêtés avec des homologues américains après une attaque de leurs véhicules au Zimbabwe avant d'être relâchés.

"Il s'agit d'un incident grave qui doit être pris très au sérieux", a déclaré M. Miliband à la presse à Londres, en confirmant la libération des diplomates britanniques.

Cet incident "nous donne un aperçu de la vie des Zimbabwéens ordinaires", a poursuivi le chef de la diplomatie de l'ancienne puissance coloniale.

Les diplomates arrêtés et détenus "ne faisaient que leur travail normal de diplomates", a-t-il assuré. "Ils observaient et étudiaient la situation pour nous tenir correctement informés".

Un porte-parole de Downing Street avait auparavant annoncé que les diplomates britanniques avaient été relâchés, et que le Foreign Office avait convoqué l'ambassadeur du Zimbabwe à Londres pour demander des explications sur cet incident.

"Selon les dernières informations dont je dispose, les diplomates britanniques sont sains et saufs et ils ne sont plus détenus", a déclaré le porte-parole de Downing Street, sans pouvoir confirmer le nombre de diplomates britanniques impliqués.

Ce porte-parole a par ailleurs affirmé qu'il était "essentiel" que tous les diplomates se voient accorder la protection prévue par la Convention de Genève.

Deux véhicules diplomatiques américains et un britannique ont été attaqués jeudi au Zimbabwe et les diplomates détenus par la police, selon l'ambassadeur des Etats-Unis au Zimbabwe, James McGee, interrogé par la chaîne de télévision américaine CNN.

Selon un diplomate américain à Harare s'exprimant sous couvert d'anonymat, le groupe de diplomates comprenait "quatre Britanniques, cinq Américains et un certain nombre de responsables locaux".

"Ils étaient sortis (de Harare) pour évaluer la situation après les élections" générales du 29 mars, perdues par le régime du président Robert Mugabe, a-t-il dit.

"La police les a arrêtés à un barrage routier à Bindura (à 80 km au nord-est de Harare). Ils ont fait demi-tour, mais la police les a pris en chasse", a-t-il raconté, en précisant que l'incident s'était produit vers 10H30 (08H30 GMT).
  

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