ETATS-UNIS - EMPLOI

Le chômage remonte en mai aux Etats-Unis

Le taux de chômage américain atteint 5,5 %, son plus haut niveau depuis trois ans et demi, en augmentation d'un demi-point par rapport à avril. Le porte-parole de la Maison Blanche réaffirme cependant que le pays n'est pas entré en récession.

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WASHINGTON - Les Etats-Unis ont enregistré en mai une forte progression du chômage, sans précédent depuis 22 ans, ce qui souligne les risques de récession pesant sur la première puissance économique mondiale.

 

Le taux de chômage s'est inscrit à 5,5%, son niveau le plus élevé depuis octobre 2004. Il était de 5% en avril.

 

Selon les chiffres publiés vendredi par le Département du Travail, l'économie américaine a détruit 49.000 emplois en mai, cinquième mois négatif d'affilée pour le marché de l'emploi.

 

Les économistes avaient prévu 58.000 destructions d'emplois le mois dernier, mais ils n'attendaient qu'une hausse du chômage nettement plus modérée à 5,1%.
Les destructions d'emplois atteignent 324.000 depuis le début de l'année, a précisé le Département du Travail.

 

La vive augmentation du taux de chômage pourrait limiter la marge de manoeuvre de la Réserve fédérale des Etats-Unis, tentée de remonter les taux d'intérêt pour tenir compte des pressions inflationnistes.

 

La Maison blanche, par la voix de son porte-parole, a réaffirmé que les Etats-Unis n'étaient pas pour autant en récession.

 

"La statistique indique sans aucun doute que cette économie a du mal à maintenir son expansion", a néanmoins commenté Owen Fitzpatrick, de Deutsche Bank Private Wealth Management, à New York.

 

Les marchés financiers l'ont compris ainsi et ont réagi très négativement à la poussée du chômage. Le dollar, notamment, a été entraîné à la baisse contre les principales monnaies, ce qui, par réaction, a provoqué un nouvel accès de fièvre des cours pétroliers.

 

Le Département du Travail a cependant précisé que la poussée du chômage reflétait en partie une forte augmentation du nombre des nouvelles entrées sur le marché du travail.

 

Le nombre des actifs a grimpé de 577.000 en mai, contre une progression de 173.000 seulement en avril. Le ministère a précisé que la période d'avril à juillet était celle des "jobs d'été" pour les étudiants.

 

Des analystes ont relevé que la montée du chômage accentuerait la morosité des consommateurs américains. En mai, les destructions d'emplois ont été importantes dans le secteur de la construction (-34.000 postes), dans l'industrie manufacturière (-26.000 postes) et parmi les prestataires de services (-39.000 postes).

 

Les chiffres de l'emploi et le taux de chômage sont calculés chaque mois sur la base d'enquêtes différentes, ce qui explique que l'évolution mensuelle des deux indicateurs puisse présenter des écarts importants.

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