MOYEN-ORIENT

Le Hamas accepte l'offre de dialogue d'Abbas

Le Hamas accepte l'offre de dialogue du président palestinien Mahmoud Abbas en vue d'une réconciliation inter-palestinienne. Condoleezza Rice a obtenu d'Abbas l'assurance qu'il n'avait fait aucune concession.

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La secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, a obtenu jeudi du président palestinien Mahmoud Abbas l'assurance qu'il n'avait abandonné aucune condition préalable à l'ouverture d'un dialogue avec le Hamas, selon le porte-parole du département d'Etat, Sean McCormack.

La chef de la diplomatie américaine a téléphoné à M. Abbas "pour vérifier où en sont les discussions de paix entre Israéliens et Palestiniens", a déclaré M. McCormack au cours d'une conférence de presse.

"Ils ont évoqué le discours du président Abbas", a ajouté le porte-parole en référence à l'appel inattendu au dialogue entre son parti, le Fatah, et le mouvement radical Hamas, lancé mercredi soir à Ramallah, en Cisjordanie, par le président palestinien.

"Il a tout à fait clairement réitéré dans son discours, ainsi que pendant sa conversation avec la secrétaire d'Etat américaine, que ses conditions préalables à toute discussion avec le Hamas n'avaient pas changé", a affirmé M. McCormack.

"En bref, c'est que le Hamas revienne sur son coup d'Etat à Gaza, qu'il reconnaisse que le Fatah dirige le gouvernement palestinien et qu'il respecte les engagements passés de l'OLP", l'Organisation de libération de la Palestine avec Israël, a-t-il expliqué.

M. Abbas a préconisé un dialogue sur la base de l'initiative yéménite acceptée en mars par les deux partis mais restée lettre morte en raison de divergences d'interprétation.

Le principal point de désaccord portait sur l'exigence de M. Abbas d'un retour à la situation qui prévalait avant la prise du pouvoir du Hamas dans la bande de Gaza, condition rejetée par le mouvement islamiste.

Or M. Abbas n'a pas formulé cette condition dans son discours et s'est abstenu de qualifier de "putsch" le coup de force du Hamas à Gaza comme il en avait l'habitude, se contentant de parler de "divisions".

La Maison Blanche a dit ne pas avoir d'objection à l'ouverture d'un tel dialogue de réconciliation inter-palestinien.

"Nous n'avons pas soulevé d'objection à l'accord yéménite et, d'après ce que que je crois savoir, ceci en est la suite", a déclaré la porte-parole de la Maison Blanche, Dana Perino.

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