ONU - ETATS-UNIS

Les Etats-Unis critiquent le Conseil des droits de l'Homme

Les Etats-Unis ont jugé "pathétique" le bilan du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU, qu'ils estiment focalisé sur Israël. "Nous aurons une approche plus réservée", a déclaré le porte-parole du département d'Etat, Sean McCormack.

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Les Etats-Unis ont décidé de limiter au maximum leurs contacts avec le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU, jugeant son bilan "pathétique".

"La secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, a pris la décision que nous ne contacterions le Conseil des droits de l'Homme que quand nous penserons que les questions traitées sont d'un intérêt national profond pour les Etats-Unis", a déclaré le porte-parole du département d'Etat, Sean McCormack.

Il faudra que les Etats-Unis "se sentent obligés de participer à une session", a précisé le porte-parole au cours d'un point de presse.

"Notre scepticisme sur le fonctionnement du Conseil des droits de l'Homme, la façon dont il remplit son mandat et sa mission, est bien connu", a rappelé M. McCormack. "Il a un bilan assez pathétique".

Les Etats-Unis agiront au coup par coup, a-t-il précisé.

"Nous aurons une approche plus réservée", a-t-il expliqué. "Nous allons choisir de façon plus sélective la façon et la fréquence de nos contacts avec le Conseil".

Les Etats-Unis ont refusé de participer aux travaux du Conseil des droits de l'Homme comme membre votant depuis sa création en 2006.

Ils accusent le Conseil, qui a remplacé la Commission des droits de l'Homme, de se focaliser presque exclusivement sur Israël et de ne pas s'occuper des violations des droits de l'Homme dans des pays comme la Birmanie, le Zimbabwe, la Corée du Nord, le Bélarus ou Cuba.

"La décision américaine de s'éloigner du Conseil des droits de l'Homme est contre-productive et à courte vue", a réagi dans un communiqué Juliette de Rivero, de l'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch (HRW).

Le Conseil reste une institution cruciale pour la protection des droits humains dans le monde en dépit de faiblesses patentes, mais étant donné son manque d'engagement au sein du Conseil, Washington est mal placé pour le critiquer, estime HRW.

"L'approche de Washington consistant dès le début à rester à distance du Conseil des droits de l'Homme l'a sapé dès le départ", a dénoncé Mme de Rivero, jugeant "ironique que les Etats-Unis soient en partie responsables des manquements qu'ils invoquent maintenant pour justifier leur retrait du Conseil".

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