ALGERIE

Des militaires visés dans un attentat à l'est d'Alger

Six soldats algériens ont été tués dans un attentat alors qu'ils regagnaient leur caserne après une mission dans le village côtier de Cap Djinet, à une quarantaine de kilomètres à l'est d'Alger.

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Six militaires ont été tués et quatre autres ont été blessés jeudi à Cap Djinet, près de Dellys, à l'est d'Alger, dans un attentat attribué à un groupe islamiste, a-t-on appris vendredi de sources sécuritaires locales.

Les militaires regagnaient leur caserne en revenant de la pêcherie de cette petite localité balnéaire, lorsque leur véhicule a sauté sur une bombe enfouie dans la chaussée, selon les mêmes sources.

Deux attentats simultanés avaient été perpétrés mercredi à Bordj El Kiffan, dans la banlieue est d'Alger, entraînant la mort d'un kamikaze et blessant six personnes. L'attaque, également attribuée à un groupe islamiste, visait une caserne de la garde républicaine et un café populaire du littoral.

Ces attentats n'ont pas été revendiqués.

Les groupes armés islamistes restent actifs dans cette région située aux confins de la Kabylie, qui leur sert de zone de repli et de base arrière.

Le dernier attentat dans cette région a eu lieu le 5 mai, lorsque deux officiers de l'armée, un lieutenant et un capitaine, avaient été tués et qu'un soldat avait été blessé dans l'explosion d'une bombe enfouie dans la chaussée au passage de leur patrouille à Baghlia, à 45 km à l'est de Boumerdes.

Le 10 septembre 2007, un attentat suicide avait soufflé la caserne des gardes-côtes de Dellys faisant 30 morts et une quarantaine de blessés parmi les militaires.

Le kamikaze était un collégien de 15 ans, Nabil Belkacemi, membre de la Branche d''Al-Qaïda au Maghreb (ex-GSPC, Groupe salafiste pour la prédication et le combat), selon un communiqué de cette organisation de la nébuleuse d'Oussama Ben Laden. Il était originaire d'un quartier islamiste de la banlieue d'Alger, Bachdjarah.

Par ailleurs, depuis janvier plusieurs dizaines d'islamistes ont été condamnés à mort par contumace par le tribunal criminel de Boumerdes (50 km à l'est d'Alger), qui a accéléré les procédures pour liquider les dossiers en suspens.

Plus de 200 condamnations à mort au total contre des islamistes en fuite ont été prononcés depuis le début de 2008 par des tribunaux algériens à travers le territoire national, dont la puplart par le tribunal criminel de Boumerdes.

L'Algérie a décrété un moratoire sur l'application de la peine capitale depuis 1993.

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