EUROPE - ETATS-UNIS

En tournée d'adieu, Bush maintient la pression sur l'Iran

Le président américain, en Slovénie pour un sommet euro-américain, exhorte les Européens à contrôler l'activité des banques iraniennes. Dans une déclaration commune, ils menacent Téhéran de nouvelles sanctions. (Récit : P.Paccard)

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Huit mois avant qu’il ne cède sa place à la Maison-Blanche à l’un des deux candidats, Barack Obama ou John McCain, le président américain Georges W. Bush entame un dernier voyage officiel en Europe, jugé sans intérêt par certains experts.
 

Le président américain  assiste mardi à un sommet Etats-Unis-Europe à Ljubljana, capitale de la Slovénie, pays qui préside l’Union Européenne jusqu’à fin juin. Il doit rencontrer le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, ainsi que Janez Jansa, le Premier ministre slovène. Après le sommet, Bush doit se rendre en Allemagne, en France, en Italie et au Royaume-Uni.


Pour Patrice De Beer, éditorialiste du opendemocracy.net, interrogé  par Jean-Bernard Cadier, spécialiste politique internationale à FRANCE 24,  "c’est le dernier grand voyage international de Georges Bush. Il espère pouvoir montrer qu’il continue à traiter de grands dossiers, alors que personne ne lui prête attention". Il ajoute : "vous parlez d’un sommet euro-américain. Il n’y a pas de manifestants. Je me souviens des sommets précédents, où il y avait des dizaines de milliers de manifestants, des blessés, et là, il arrive dans l’indifférence générale. Il va traiter des grands dossiers dans une indifférence générale".

 

Les gouvernements européens et Washington ont laissé entendre que les chances d'annonces fortes étaient faibles au crépuscule d'une présidence marquée par la forte opposition de l’opinion publique à la guerre en Irak, en Europe et aux Etats-Unis.


Selon un projet de déclaration de fin de sommet cité par Reuters, américains et européens se disent prêts à menacer l'Iran de mesures supplémentaire si Téhéran continue à ignorer les demandes de suspension de ses activités nucléaires sensibles. Le Conseil de sécurité a adopté en avril dernier un troisième volet de sanctions contre l'Iran et Washington s'efforce de rallier Bruxelles à l'idée d'interdire à certaines banques iraniennes l'accès au système financier international.


Changement climatique : Rien de nouveau
 

Concernant le dossier du changement climatique, les responsables européens ont renoncé à tenter de convaincre Washington de signer des accords contraignants en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

 

Washington exige que la Chine et l'Inde s’engagent sur ce point pour que les Etats-Unis le fassent aussi. Les Européens qui espèrent un changement avec un nouveau président américain risquent d'être déçus parce que Barack Obama et John McCain, les deux candidats à la présidence, sont très proches des positions du gouvernement.


Les questions financières seront également à l'ordre du jour de ce voyage d'une semaine. Bush a déclaré avant de quitter Washington qu'il réitérerait ses propos sur "le dollar fort" et ferait part de sa préoccupation face à la flambée de prix du pétrole.

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