EUROPE - ETATS-UNIS

George Bush à Berlin pour parler pétrole, climat et Iran

En Allemagne depuis mardi, le président américain George W. Bush doit s'entretenir mercredi avec la chancelière Angela Merkel, avant de continuer sa tournée par l'Italie.

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George W. Bush et la chancelière allemande Angela Merkel devaient s'entretenir mercredi du programme nucléaire iranien, de l'Afghanistan et du réchauffement climatique, lors de la seconde étape de la tournée européenne du président américain.

Après l'étape chargée du sommet UE-USA de Brdo Pri Kranju, en Slovénie, le président et son épouse Laura auront eu des moments de détente mardi soir et mercredi matin après leur arrivée en Allemagne.

Dans le cadre romantique du château baroque de Meseberg, à 70 km au nord de la capitale, ils ont été reçus par la chancelière Merkel et son époux, Joachim Sauer. Promenade dans le jardin, dîner intime accompagné d'asperges locales, promenade en vélo au matin pour le président.

Tout a été fait côté allemand pour témoigner des égards à l'illustre hôte, alors même que le bilan de l'administration Bush est critiqué en Allemagne, y compris dans le camp conservateur de Mme Merkel.

Une manière aussi pour la chancelière pro-américaine de rendre la politesse après l'accueil l'an dernier dans la propriété de la famille Bush à Crawford, au Texas.

Les deux dirigeants ont développé une relation amicale, depuis l'arrivée au pouvoir de Mme Merkel en 2005, mais celle-ci a habitué le président Bush à l'entendre parler franchement.

Mercredi, des entretiens étaient prévus sur le programme nucléaire iranien, le Proche-Orient, l'Afghanistan --avant une conférence à Paris--, la crise énergétique, le commerce transatlantique, le réchauffement climatique. Le président Bush devait quitter dans l'après-midi Meseberg pour Rome.

Selon des sources à la Maison Blanche, le président pourrait réclamer plus d'aide à l'Allemagne dans le combat contre les talibans en Afghanistan, alors que Berlin se refuse à engager de manière permanente des troupes dans le sud.

Les deux dirigeants devraient aborder les possibilités de resserrer l'étau des sanctions contre l'Iran s'il ne renonce pas à son programme d'enrichissement d'uranium, dont l'Occident craint qu'elle serve a développer l'arme nucléaire.

Au sommet de Slovénie, l'UE et les Etats-Unis ont menacé Téhéran de sanctions supplémentaires.

Mme Merkel s'est dit prête à de nouvelles sanctions mais les milieux d'affaires renaclent. Les exportations allemandes vers l'Iran restent considérables bien qu'elle aient baissé de 4,4 milliards d'euros en 2005 à 4,2 milliards en 2006 puis 3,6 milliards en 2007.

En Slovénie, M. Bush a aussi jugé possible d'obtenir un accord global sur les gaz à effet de serre avant la fin de sa présidence en janvier.

Il y a un an exactement, au sommet du G8 de Heiligendamm, sur la Baltique, Mme Merkel avait obtenu des concessions du président américain sur le climat, mais sans engagements contraignants quant à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Elle devrait le rappeler à ses promesses.

George W. Bush est sévèrement jugé par les Allemands qui sont pris en revanche par l'"Obamamania", l'engouement de beaucoup d'Européens pour le candidat démocrate à l'élection présidentielle de novembre, Barack Obama.

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