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Un responsable de l'ONU envoyé au Zimbabwe

Les Nations unies envoient Haïlé Menkerios, sous-secrétaire général de l'ONU chargé des affaires politiques, au Zimbabwe. Il s'y rendra quelques jours avant le second tour de l'élection présidentielle.

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Un haut responsable de l'ONU, Haïlé Menkerios, se rendra au Zimbabwe la semaine prochaine pour discuter de la situation politique à l'approche du second tour de l'élection présidentielle, a annoncé mercredi une porte-parole.

M. Menkerios, sous-secrétaire général de l'ONU pour les affaires politiques, chargé de l'Afrique, séjournera au Zimbabwe du 16 au 20 juin, a indiqué la porte-parole, Marie Okabe.

"Il aura des discussions sur la situation politique et sur la prochaine élection", a-t-elle dit. Sa visite fait suite à la récente rencontre à Rome, en marge du sommet de la FAO sur la crise alimentaire mondiale, entre le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, et le président du Zimbabwe Robert Mugabe.

Le Conseil de sécurité doit évoquer jeudi la situation humanitaire au Zimbabwe, où les ONG et l'opposition dénoncent des violations massives des droits de l'Homme à l'approche du 2e tour de la présidentielle.

M. Mugabe a perdu le premier tour de l'élection le 29 mars face au chef de l'opposition Morgan Tsvangirai. Ils sont en compétition pour le second tour prévu le 27 juin.

Depuis l'annonce de la victoire de l'opposition aux élections législatives, les violences se sont multipliées au Zimbabwe, les opposants sont victimes d'une campagne d'intimidation et de violences et M. Tsvangirai a été arrêté puis relâché à plusieurs reprises.

La réunion du Conseil a été décidée lundi à l'issue de consultations lors desquelles les Etats-Unis et leurs alliés européens avaient plaidé pour avoir un compte-rendu complet du secrétariat de l'ONU sur le Zimbabwe, y compris sur la situation politique, mais s'étaient heurtés au refus de l'Afrique du sud et de la Russie.

Selon un diplomate, ces deux pays avaient argué qu'un compte-rendu plus exhaustif aurait pu compromettre la visite de M. Menkerios que l'ONU essayait d'arranger.

Mardi, un responsable du ministère des Affaires étrangères sud-africain a rétitéré que selon Pretoria, la crise politique au Zimbabwe ne doit pas être inscrite à l'ordre du jour du Conseil de sécurité car elle ne constitue pas une menace pour la paix régionale.

"M. Menkerios tentera d'obtenir du gouvernement qu'il veille à créer les conditions d'une élection libre et équitable", a déclaré mercredi à la presse un diplomate occidental.

Ce diplomate, qui a requis l'anonymat, a rappelé que nombre de pays, notamment l'Union européenne et les Etats-Unis, souhaitaient l'envoi d'observateurs internationaux pour superviser l'élection.

La ministre sud-africaine des affaires étrangères, Nosazana Dlamini-Zuma, a annoncé l'envoi de quelque 300 observateurs de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) et de l'Union africaine pour le second tour de l'élection.

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