AFGHANISTAN

Des Taliban libèrent des prisonniers à Kandahar

Des Taliban ont attaqué la prison de Kandahar, et fait exploser le mur d'enceinte. Un nombre indéterminé de prisonniers se sont échappés. Début mai, 400 Taliban, détenus dans cette prison, avaient respecté une grève de la faim.

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Des talibans ont attaqué vendredi soir la prison de Kandahar, dans le sud de l'Afghanistan, tué au moins deux gardes et libéré des prisonniers, a-t-on appris de source officielle.

"Vers 22H00, une forte explosion a retenti à l'entrée principale de la prison de Kandahar, une grande partie du mur d'enceinte s'est effondré", a déclaré à l'AFP le ministre de la Justice, Sarwar Danish.

"L'explosion a été suivie d'un assaut armé. Un certain nombre de prisonniers se sont échappés. Nous ne savons pas exactement combien. Les forces de sécurité afghanes ont pénétré à l'intérieur de la prison et en ont repris le contrôle", a-t-il ajouté.

"Tout ce que je sais en ce moment, c'est que deux gardes de la prison ont été tués, plusieurs autres ont été blessés et d'autres pourraient encore se trouver sous les décombres du mur", a poursuivi le ministre.

"Un enquête a été ouverte qui devra déterminer combien de prisonniers se sont échappés", a-t-il souligné.

Les forces afghanes et des soldats internationaux ont bouclé les accès à la prison, a constaté un correspondant de l'AFP.

Un policier, qui a requis l'anonymat, a expliqué que l'explosion devant le mur d'enceinte avait été "apparemment provoquée par une voiture piégée. Elle a été suivie par un assaut de talibans équipés d'armes légères et de lance-roquettes", a-t-il déclaré à l'AFP.

"Les assaillants ont pénétré à l'intérieur de la prison et ont libéré un certain nombre de détenus, des talibans", a-t-il ajouté, sans pouvoir préciser combien ont pu s'enfuir.

La prison de Kandahar avait été le théâtre d'une grève de la faim de quelques 400 talibans présumés qui avait duré huit jours et s'était achevée le 12 mai.

Les détenus affirmaient ne pas bénéficier de procès équitable et être victimes de tortures, ils avaient mis fin à leur action après avoir reçu l'assurance que des parlementaires envoyés par Kaboul feraient part de leurs griefs aux autorités.

Selon l'un de ces parlementaires, Noorul-Haq Ulumi, une cinquantaine d'entre eux s'étaient cousu les lèvres en signe de protestation.

Les talibans ont lancé une insurrection meurtrière depuis qu'ils ont été chassés du pouvoir à la fin 2001 par une coalition internationale emmenée par les Etats-Unis. Les violences ont redoublé d'intensité depuis près de deux ans malgré la présence de 70.000 soldats de deux forces multinationales, l'une de l'Otan, l'autre sous commandement américain.

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