FRANCE - COTE D'IVOIRE

Kouchner à Abidjan pour soutenir les efforts de paix

Le ministre des Affaires étrangères français doit rencontrer les différentes parties ivoiriennes impliquées dans le processus de paix. La dernière visite d'un ministre français à Abidjan remonte à 2003. (Reportage : N. Navarro et A. Gnanih)

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Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner a souhaité retrouver des "relations amicales" avec la Côte d'Ivoire, samedi au début d'une visite dans cette ex-colonie de la France, la première d'un chef de la diplomatie française dans ce pays depuis 2003.

"La France souhaite que les relations habituelles, amicales soient développées à nouveau", a déclaré au début de cette visite de 48 heures le ministre français à propos des relations bilatérales avec la Côte d'Ivoire.

"Ca n'a plus rien à voir avec les tensions qui existaient il y a quelques années", a-t-il ajouté en référence à la dégradation de ces relations survenue après l'éclatement de la crise politico-militaire ivoirienne en septembre 2002, qui a atteint son paroxysme lors de violentes manifestations antifrançaises de novembre 2004.

"Ce n'est pas parce que je suis le premier à revenir. Mais c'est parce que ça va mieux que je reviens", a dit à la presse M. Kouchner qui est le premier ministre français des Affaires étrangères à revenir en Côte d'Ivoire depuis le déplacement de Dominique de Villepin en janvier 2003.

Pour sa visite à Abidjan, M. Kouchner a commencé par visiter la base militaire française du 43ème Bataillon d'infanterie de marine (BIMA), où est installé l'état-major de l'opération Licorne, déployée depuis 2002 et qui comprend encore 1.800 soldats.

Interrogé sur le départ de Licorne, le chef de la diplomatie française a déclaré: "Pour l'heure, le gouvernement de Côte d'Ivoire demande à Licorne de rester. Il n'est pas question qu'ils partent maintenant".

"Je pense qu'avant les élections, ce serait déraisonnable", a-t-il ajouté, en référence au premier tour de la présidentielle prévue le 30 novembre.

"Nous verrons bien après. Petit à petit, il faudra absolument quitter ce pays", a-t-il toutefois ajouté.

Le ministre français s'est ensuite entretenu avec l'ancien Premier ministre Alassane Ouattara, président du Rassemblement des Républicains (RDR, opposition) et candidat de son parti à l'élection présidentielle.

Il devait rencontrer plus tard samedi toutes les parties ivoiriennes impliquées dans le processus de paix, notamment les deux signataires de l'accord de paix de Ouagadougou du 4 mars 2007: le président Laurent Gbagbo et le chef de l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) Guillaume Soro, devenu depuis Premier ministre.

Le chef de la diplomatie français doit aussi s'entretenir avec l'ancien chef de l'Etat ivoirien Henri Konan Bédié, président de l'autre grande formation de l'opposition, le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI) et également candidat au scrutin de novembre.

Des entrevues avec le président de la Commission électorale indépendante (CEI) et des représentants de la société civile étaient également au programme samedi.

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