FOOTBALL - TRANSFERT

Lyon se sépare d'Alain Perrin

Le président de l'Olympique lyonnais, Jean-Michel Aulas, a annoncé la séparation à l'amiable du club et de son entraîneur, Alain Perrin, qualifié d'"erreur de casting". Il devrait être remplacé par le coach lillois Claude Puel.

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Le président Jean-Michel Aulas a officialisé lundi la séparation, "à l'amiable", avec son entraîneur Alain Perrin, auquel devrait succéder Claude Puel et qui s'est vu qualifié d'"erreur de casting" malgré le premier doublé Championnat-Coupe de France réalisé par Lyon.

"C'est probablement une erreur de casting me concernant, a reconnu M. Aulas. Si je prends cette décision, c'est qu'il y a eu un certain nombre de raisons, une mauvaise adéquation entre les possibilités de l'entraîneur et les ambitions du club. Il faut aussi avoir une harmonie entre l'encadrement technique et l'entraîneur. Elle n'était pas trouvée".

"Il a obtenu des titres, dont le doublé, mais gérer c'est prévoir. Même si les résultats ont été atteints, certains des résultats qualitatifs ne l'ont pas été", a avancé Jean-Michel Aulas, précisant "qu'il n'avait pas pensé à se séparer d'Alain Perrin en cours de saison".

 

"PPH" et "environnement"

Et dire que le président lyonnais s'estimait, fin avril donc avant le gain du doublé, "globalement satisfait" de son entraîneur...

En cause, la difficulté de l'OL à se hisser dans le dernier carré de la Ligue des champions, où il a calé dès les 8e de finale cette saison, fût-ce face à Manchester United, futur lauréat de la compétition.

Mais aussi les multiples tiraillements autour d'Alain Perrin, apparus dès l'été avec les joueurs, qui l'affublèrent de l'aigre-doux sobriquet de "PPH" (Passera pas l'hiver), pour ses méthodes et sa façon de +chambrer+, y compris les cadres, qui elle ne passait pas. Sur le terrain, son 4-4-2 fétiche ne fit pas l'unanimité, et l'OL reviendra vite au +4-3-3 à la lyonnaise+.

Et que dire du fameux "environnement", officiellement la presse, officieusement l'encadrement du club? "Il y a eu, d'entrée, un rejet de l'encadrement en place depuis plusieurs saisons et qui avait remporté plusieurs titres, pensant avoir ainsi une certaine légitimité", expliquait finalement Perrin début juin après des semaines de demi-mots et silences éloquents.

Comme autant de symptômes d'un profond malaise, le technicien a essuyé tout une série de vexations lancées par son président, réduisant son rôle à celui d'une simple "courroie de transmission" ("Les joueurs permettent d'avoir des résultats, la stratégie est décidée par le club et l'encadrement est la courroie de transmission"), ou le comparant à un "canasson" ("C'est peut-être un canasson, ces chevaux qui ne sont pas favoris mais qui sont quand même là")...

 

Puel en pole

L'OL +consomme+ décidément les entraîneurs à une allure toujours plus rapide: trois ans pour Paul Le Guen, deux pour Gérard Houllier, un seul pour Perrin, et dit vouloir s'inscrire désormais dans la durée, privilégiant "une nouvelle orientation du club avec désignation d'un entraîneur général à la mission élargie et doté d'un contrat de plus longue durée qui aura pour objectif prioritaire de faire progresser le club en Ligue des champions".

Derrière cette ambition se profile Claude Puel: le nom de l'entraîneur lillois, qui circulait depuis plusieurs jours, a été confirmé par l'homme fort de l'OL, même si "rien n'est signé": "Cela fait très longtemps que nous essayons de le convaincre. Il est très intéressé par notre proposition mais c'est son club qui doit décider et cela n'est pas encore fait".

Puel avait annoncé le 8 juin son "besoin d'un nouveau challenge", avant de se heurter à l'opposition de son président, Michel Seydoux, lui rappelant que son contrat n'expire qu'en 2010.

Mais, comme l'a précisé Jean-Michel Aulas, "la négociation bat son plein".
 

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