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L'Arabie prête à produire plus de pétrole

Pour faire baisser les prix du pétrole, l'Arabie saoudite va augmenter sa production de pétrole de 200 000 barils par jour en juillet. C'est ce qu'a annoncé, dimanche, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon. (Récit : J. Franciulli)

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L'Arabie saoudite va augmenter sa production de pétrole de 200.000 barils par jour en juillet, en réponse à la demande de ses clients, a affirmé dimanche le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, à l'issue d'une visite dans le royaume.

"Les Saoudiens ont réagi avec responsabilité à la requête de leur clients. Ainsi, ils ont augmenté la production de 300.000 barils (par jour) en juin. Il y aura une augmentation de 200.000 barils (par jour) en juillet en réponse à la demande des clients", soit 500.000 barils par jour sur deux mois, a expliqué M. Ban, citant le ministre saoudien du Pétrole, Ali Al-Nouaïmi.

Cette augmentation devrait porter la production de l'Arabie saoudite de 9,45 millions de barils par jour actuellement à 9,75 mbj.

"Les Saoudiens répondront positivement chaque fois qu'il y aura une requête de la clientèle de façon à ce qu'il n'y ait pas de pénurie", a déclaré M. Ban à des journalistes, à bord de l'avion le conduisant à Londres, où il est arrivé dimanche soir.

Le roi Abdallah d'Arabie saoudite avait auparavant jugé les prix du pétrole "anormalement élevés" et laissé entendre que son pays était prêt à augmenter sa production, avait déclaré M. Ban.

"Il a reconnu que les prix du pétrole étaient anormalement élevés en raison de facteurs spéculatifs et de la politique de certains gouvernements", avait alors déclaré M. Ban à des journalistes à Djeddah, au lendemain d'entretiens avec le roi d'Arabie.

M. Ban avait précisé avoir évoqué très largement avec le roi la question du lien entre la flambée des cours du pétrole et la crise alimentaire mondiale ainsi que le changement climatique.

Le premier exportateur de pétrole au monde a décidé d'accueillir le 22 juin à Djeddah une réunion des principaux pays producteurs et consommateurs pour discuter de la flambée du cours du baril, qui a enregistré le 6 juin un record absolu à 139,12 dollars à New York.

L'ex-chef de la diplomatie sud-coréenne a effectué en Arabie sa seconde visite en tant que secrétaire général de l'ONU, poste qu'il occupe depuis le 1er janvier 2007. Il s'y était déjà rendu en mars 2007 pour assister à un sommet arabe à Ryad.

M. Ban a précisé avoir fait part au roi Abdallah de la préoccupation de nombreux dirigeants étrangers quant à l'impact de la flambée des cours du brut sur la sécurité alimentaire mondiale.

"Je crois que (le roi) partage ces préoccupations", a-t-il ajouté, précisant toutefois qu'Abdallah estimait que d'autres facteurs étaient responsables de la hausse des prix des produits alimentaires.

Il a dit avoir souligné devant le roi le fait que la hausse du prix de ces produits pesait sur les pays les moins développés, et entamait leur capacité à mettre en oeuvre les politiques prévues pour atteindre les Objectifs du Millénaire de lutte contre la pauvreté.

M. Ban a salué la décision de l'Arabie saoudite d'investir --notamment en Egypte, au Pakistan, en Ukraine, en Turquie et au Soudan-- pour renforcer la productivité agricole de ces pays, et exhorté les autres gouvernements à suivre cet exemple.

Le secrétaire général de l'ONU, qui a rencontré dimanche matin à Djeddah le dirigeant druze Walid Joumblatt, membre de la majorité parlementaire libanaise, a appelé la formation "dès que possible" d'un gouvernement d'union nationale au Liban, dans la foulée de l'accord de Doha du 21 mai pour régler une crise politique qui paralysait le pays depuis novembre 2006.

M. Ban a par ailleurs vu "une percée" dans l'accord intersomalien de cessation des hostilités et loué le rôle de Ryad dans sa conclusion, soulignant que l'Arabie accueillerait "dès que possible" une cérémonie officielle pour sa signature.

Il doit participer lundi dans la capitale britannique aux célébrations du 60e anniversaire de la création de l'Organisation maritime internationale (OMI), dont le siège se trouve à Londres.

 

Le brut recule

    

Les cours du baril de pétrole refluaient lundi dans les échanges électroniques cotés en Asie au lendemain de l'assurance donnés par les Saoudiens d'augmenter leur production en réponse à l'inquiétude globale des prix élevés de l'or noir, selon des courtiers.

Dans les échanges matinaux, le prix du baril de "light sweet crude" pour livraison en juillet perdait 71 cents à 134,15 dollars.

Le baril de pétrole Brent pour livraison en août cédait 59 cents à 134,52 dollars.

A l'issue d'une visite en Arabie Saoudite, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon a affirmé dimanche que le royaume allait augmenter sa production de pétrole de 200.000 barils par jour en juillet, en réponse à la demande de ses clients.

M. Ban a précisé avoir fait part au roi Abdallah de la préoccupation de nombreux dirigeants étrangers quant à l'impact de la flambée des cours du brut sur la sécurité alimentaire mondiale.

Le premier exportateur de pétrole au monde a également décidé d'accueillir le 22 juin à Djeddah une réunion des principaux pays producteurs et consommateurs pour discuter de la flambée du cours du baril, qui a enregistré le 6 juin un record absolu à 139,12 dollars à New York.

Les prix du pétrole ont été multipliés par cinq depuis 2003 pour de nombreuses raisons, notamment les tensions politiques au Moyen-Orient et la hausse de la demande dans les pays émergents comme la Chine et l'Inde.
 


 

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