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IRLANDE - UE

L'Irlande veut chercher une "autre solution" après le non

3 min

A quelques jours du sommet européen, le Premier ministre irlandais Brian Cowen a évoqué l'idée d'une solution "en dehors de la route du traité de Lisbonne" pour sortir de la crise initiée par le "non" au référendum de jeudi.

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Le Premier ministre irlandais Brian Cowen a exprimé dimanche son refus de voir son pays marginalisé dans l'Union européenne par le "non" de ses compatriotes au traité de Lisbonne, et évoqué l'idée d'un abandon du texte pour sortir de la crise.

M. Cowen a expliqué, dans une interview à la radio RTE, qu'il ne voulait pas arriver à une situation où les pays européens constateraient que "l'Irlande veut redéfinir sa relation avec l'Europe".

Il a dit qu'il voulait avec ses partenaires "voir si il y a une autre solution sur laquelle on pourrait se mettre d'accord, en dehors de la route du traité de Lisbonne".

Les électeurs irlandais ont voté "non" à 53,4%, et "oui" à 46,6% au traité de Lisbonne qui était soumis à référendum jeudi, provoquant le désarroi de l'Union européenne à l'annonce des résultats vendredi.

"Ma tâche est de m'assurer que nos intérêts ne soient pas lésés, qu'ils soient pris en compte, de les défendre. C'est d'essayer de trouver des solutions qui ne me semblent pas évidentes immédiatement", a déclaré dimanche M. Cowen.

Le Premier ministre a souligné qu'il n'y avait pas de "solution évidente" à la situation actuelle et qu'il devait y avoir une réflexion pour comprendre pourquoi le traité avait été rejeté afin de trouver une issue politique.

"Je veux que l'Europe essaye de fournir une partie de la solution aussi", a-t-il fait valoir.

Cette semaine, au cours d'un sommet européen crucial à Bruxelles -- son premier depuis qu'il a pris la suite de Bertie Ahern à la tête du gouvernement irlandais le mois dernier -- Brian Cowen devra expliquer à ses collègues ce qui s'est passé.

L'Irlande a déjà causé des déceptions à l'Union européenne. En 2001 ses électeurs avaient rejeté le traité de Nice, qui avait été adopté finalement au cours d'un second vote l'année d'après.

Depuis vendredi, les dirigeants européens semblent faire le pari risqué d'isoler Dublin en poursuivant les ratifications du traité de Lisbonne, avec l'idée de répéter le scénario.

Mais cette fois, la situation irlandais est plus complexe. En 2001, on avait utilisé l'argument d'une faible participation au référendum (34,8%) pour le répéter, après que Dublin eut obtenu des garanties sur le respect de sa neutralité. Jeudi dernier, la participation a atteint un taux honorable de 53,13%.

"Le vote +non+ nous a emmené sur un territoire inconnu et nous devons maintenant nous efforcer de le défricher et de voir à quelle solution nous pouvons arriver", a relevé dimanche M. Cowen.

"Il est clair que si les choses restent comme elles sont, le traité de Lisbonne ne peut pas être ratifié. C'est la logique constitutionnelle", a-t-il dit.

"Comme les choses se présentent, s'il n'y pas pas de changements, s'il n'y a pas d'évolutions politiques, si nous n'arrivons pas à trouver de solutions, alors évidemment le traité ne va pas entrer en vigueur".

"Nous savons tous qu'on a besoin de tous les (27) pays pour que (le traité) soit ratifié".

"Mais si nous débouchons sur une situation où nous sommes les seuls qui n'ont pas ratifié, je devrai essayer de travailler avec les collègues pour être sûr que cela ne soit pas vu seulement comme un problème irlandais mais que l'on y travaille dans un contexte européen", a-t-il insisté.

Brian Cowen a exclu que l'Irlande puisse à terme ne plus être un membre à part entière de l'Union européenne et avoir un statut de membre associé, ou autre.

"Je crois passionnément que le futur de l'Irlande doit être au coeur de l'Union européenne", a-t-il déclaré.
 

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