Accéder au contenu principal
UNION EUROPEENE

Sarkozy défend le traité de Lisbonne à Prague

3 min

Lors d'une visite d'Etat en République tchèque, le président français annonce qu'il se rendra prochainement en Irlande pour examiner "dans quelles conditions on peut surmonter cette difficulté". (Récit : K. Chabour)

Publicité

Lisez l'analyse de Caroline de Camaret, spécialiste de politique européenne :

"La République tchèque, l’autre pays du "non" ?"

 

Le président français Nicolas Sarkozy a déclaré lundi à Prague que "personne ne devait se sentir acculé" par le "non" de l'Irlande au Traité de Lisbonne mais qu'il ne fallait pas "remettre l'Europe pour dix ans de discussions institutionnelles".

"La France qui a dit "non" en 2005 peut comprendre que nos amis tchèques ont besoin de temps pour discuter et ce temps il faut le leur donner, personne ne doit se sentir acculé", a-t-il dit en préconisant de gérer la situation "avec calme et sang froid, de ne pas dramatiser ni minimiser".

"On ne va pas remettre l'Europe pour dix ans de discussions institutionnelles", a-t-il en même temps ajouté au cours d'un point de presse commun avec le Premier ministre tchèque Mirek Topolanek.

"Nous irons au Conseil européen prêts à chercher toute mesure transitoire qui ne provoquerait pas une crise", a pour sa part assuré le Premier ministre tchèque en soulignant qu'il ne voulait pas "minimiser la situation qui est très grave".

Le "non" irlandais a renforcé l'euroscepticisme chez les libéraux au pouvoir à Prague alors que le parlement tchèque attend encore le feu vert de la Cour constitutionnelle pour voter le texte. La position de la République tchèque est d'autant plus cruciale que le pays se prépare à prendre la présidence européenne tournante après la France, au premier semestre 2009.

"Je sais parfaitement qu'il y a en République tchèque une forme d'euroscepticisme que nous avons connue en France, on va discuter avec les Premiers ministres tchèque et irlandais, on va discuter dans quelles conditions et comment on peut faire la ratification", a dit M. Sarkozy.

"J'aurai l'occasion d'aller en Irlande, pour discuter avec le premier ministre irlandais" Brian Cowen, a-t-il ajouté sans préciser quand il comptait faire ce déplacement.

Avant l'arrivée du président Sarkozy, les chefs des gouvernement tchèque, slovaque, polonais et hongrois réunis en sommet régional à Prague ont souhaité que le processus d'élargissement de l'UE ne pâtisse pas des aléas de la réforme institutionnelle européenne.

"Nous nous rendons compte des menaces que cela peut apporter (...) pour l'intégration de la Croatie sans modification du Traité de Nice", a souligné en écho M. Topolanek au cours de la conférence de presse .

"L'autre risque est que cela peut entraîner un débat européen qui risque d'éclipser l'agenda européen sur des problèmes concrets comme le prix du pétrole et des aliments, le paquet énergétique et l'immigration", a-t-il dit.

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.