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Caracas prône un retour du baril à 100 dollars

Le Venezuela recommandera un retour du baril à 100 dollars et le maintien de la production des pays de l'Opep, lors du prochain sommet de l'organisation qui se tient dimanche à Djeddah en Arabie saoudite.

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Chef de file de la gauche anti-américaine et allié du régime iranien dont il défend le programme nucléaire, le président vénézuélien Hugo Chavez, à la tête du septièmee pays exportateur mondial de pétrole, a souvent averti les Occidentaux face à la flambée du brut.

"Le prix du pétrole ne devrait pas être là où il va, mais autour des 100 dollars", a-t-il déclaré récemment, tout en affirmant que le baril pourrait "bientôt atteindre les 200 dollars" en raison des tensions internationales et de la chute du billet vert.

Patron de la compagnie pétrolière d'Etat PDVSA, le ministre de l'Energie, Rafael Ramirez, envoyé au sommet de Djeddah, défendra la "même position" que le Venezuela a régulièrement développé devant l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep).

M. Ramirez a réaffirmé que la hausse de l'or noir n'était "pas liée au jeu de l'offre et à la demande" car "il existe suffisament de pétrole sur le marché", selon lui.

Il a en revanche pointé du doigt "le problème de la spéculation, la dévaluation du dollar et l'inflation mondiale", rejetant un accroissement de la production.

"Toute augmentation de la production de pétrole se transformerait en un stockage commercial et aurait un impact négatif sur le prix", a estimé le ministre.

Sous l'effet des cours internationaux, Les recettes pétrolières du Venezuela ont explosé pour atteindre 75 milliards de dollars contre près de 44 milliards l'an dernier. Mais la hausse record du brut n'est pas aussi positive que prévue pour sa balance des paiements.

En effet, son rang de premier exportateur latino-américain n'a pas empêché le pays d'augmenter sensiblement ces importations en combustible, un véritable paradoxe.

Les importation d'essence et de gasoil ont crû de 98% au cours du premier trimestre de cette année, atteignant un volume de 1,595 milliards de dollars, selon un rapport de la Banque centrale vénézuélienne (BCV).

La hausse des importations de combustible ne s'explique par pas à une baisse de la production de pétrole, laquelle a au contraire augmenté au Venezuela qui exporte 2,79 millions de barils quotidiens, selon les chiffres officiels.

Ce phénomène semble davatange dû au manque de structures de raffinage pour le pétrole vénézuélien, un brut extra-lourd nécessitant un traitement complexe, ainsi qu'à la consommation frénétique des habitants qui paient moins cher un plein à la pompe qu'une bouteille d'eau minérale.

L'essence est en effet facturée par les stations-service l'équivalent de quatre centimes de dollars grâce aux subventions PDVSA. Le géant pétrolier doit débourser pas moins de 19 milliards de dollars pour garantir ce paradis des automobilistes, selon les calculs des experts.

Au pouvoir depuis près de dix ans, le président Chavez, dont la popularité s'est bâti autour des programmes sociaux financés par la manne pétrolière, n'a jamais osé augmenter le prix du combustible.

En 1989, Carlos Andres Perez fut le dernier chef d'Etat vénézuélien qui osa briser le tabou en proposant une hausse de 50%. Une annonce qui déclencha de terribles émeutes à Caracas avec un bilan de plusieurs centaines de morts.
 

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