SOMMET EUROPEEN

Traité de Lisbonne et pétrole au sommet de l'UE

Après le non irlandais au traité de Lisbonne mais sa ratification par le Royaume-Uni, les dirigeants de l'UE se retrouvent en sommet à Bruxelles avec, en tête, la volonté de prouver que l'Europe avance malgré tout. (Récit : K. Chabour)

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Les dirigeants de l'Union européenne se retrouvent jeudi en sommet à Bruxelles déterminés à montrer que l'Europe avance malgré le non irlandais au traité de Lisbonne, en affichant notamment leur volonté d'agir face à la hausse des prix pétroliers.

Les dirigeants devraient être rassérénés par la ratification mercredi soir du traité par la Chambre des Lords britannique, faisant de la Grande-Bretagne le premier grand pays, eurosceptique qui plus est, à avaliser le traité après la "douche froide" qu'a constitué le non au référendum en Irlande.

Cela devrait leur permettre de souligner que le traité est bien vivant, et qu'il faut poursuivre le processus de ratification parlementaire du texte dans les huit pays de l'UE où il est encore en cours. Avec l'espoir que les Tchèques, dont le président eurosceptique Vaclav Klaus a dès vendredi affirmé que la ratification s'arrêterait, ne viennent pas les contredire.

Ayant promis de laisser "du temps" aux Irlandais pour analyser les raisons du scrutin, aucune solution ne devrait être annoncée vendredi. Mais les dirigeants des 27 voudraient s'engager à résoudre la question en octobre prochain, pour éviter de replonger l'UE dans une "pause de réflexion" qui avait été fatale à la Constitution européenne.

En attendant, les 27 devraient prôner une politique volontariste pour aider les plus faibles à faire face au troisième choc pétrolier moyennant des aides ciblées.

Le président français Nicolas Sarkozy, qui prendra la présidence tournante de l'UE le 1er juillet, est notamment décidé à presser ses partenaires sur le plafonnement de la TVA sur les carburants.

Même si l'idée a été froidement accueillie jusqu'ici, les dirigeants de l'UE voient dans le non irlandais la preuve qu'ils sont déconnectés des soucis des Européens de base, et devraient accepter d'en discuter.

La pression sur eux est d'autant plus forte que plusieurs pays - France, Espagne, Italie, Portugal, Belgique - ont connu d'importants mouvements de grogne des routiers, d'agriculteurs et de pêcheurs.
 

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