VENEZUELA - UE

Chavez menace de couper les livraisons de pétrole à l'UE

Le président vénézuélien réagit à l'adoption de la loi sur l'expulsion des immigrés sans papiers adoptée par le Parlement européen. Il menace de ne plus fournir de pétrole aux pays qui l'appliqueraient.

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Le président vénézuélien Hugo Chavez a menacé jeudi de ne plus fournir de pétrole aux pays européens qui appliqueraient la nouvelle loi de l'Union européenne sur l'expulsion des immigrés sans papiers adoptée mercredi par le Parlement européen.

"Notre pétrole ne devrait pas aller vers ces pays européens", a déclaré le chef de l'Etat vénézuélien lors d'une conférence de presse.

De la même façon que les pays européens décideront de renvoyer des immigrants sans papier vers leur pays d'origine, les pays d'Amérique latine pourront de leur côté décider "le retour des investissements européens", a déclaré M. Chavez.

"Au moins le Venezuela", a-t-il dit, avant d'ajouter: "Nous n'en aurons pas besoin ici".

Selon les derniers chiffres disponibles de la Commission européenne, la part du pétrole vénézuélien dans la totalité des importations de pétrole de l'Union européenne ne représentait que 0,9% en 2005.

L'Union européenne a adopté mercredi une nouvelle loi qui devrait être transposée dans les législations des pays membres, portant sur le retour des immigrants illégaux dans leur pays d'origine.

Les nouvelles dispositions visent en priorité à faciliter les départs volontaires des étrangers en situation irrégulière dans l'UE.

S'ils refusent, ils peuvent être placés en rétention jusqu'à 18 mois avant d'être expulsés, et n'auront plus le droit de rentrer l'UE dans les cinq ans suivant leur renvoi.

La "directive retour", résultat d'un compromis inédit en matière d'immigration entre négociateurs du Parlement et les 27 Etats membres, a été approuvée par 367 voix contre 206 et 109 abstentions. Conservateurs, libéraux et eurosceptiques ont fait alliance face à des socialistes divisés.

Actuellement, neuf Etats de l'UE ne mettent pas de limite de temps à la détention des personnes sans papier. La plupart des 27 pays de l'UE appliquent une limite de temps inférieure aux six mois de la "directive retour" approuvée au Parlement européen.
 

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