SOMMET EUROPEEN - TRAITE DE LISBONNE

Les dirigeants de l'UE peinent à trouver une issue à la crise

Alors que les dirigeants irlandais demandent du temps, le président français veut que Dublin présente un rapport en octobre pour fixer une nouvelle stratégie après le rejet du traité de Lisbonne. (Récit : K. Chabour)

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Les dirigeants européens réunis en sommet tentent vendredi d'arracher un accord pour maintenir le traité de Lisbonne en vie après le "non" irlandais, en obtenant de la République tchèque qu'elle s'engage par écrit à poursuivre sa ratification.

Jeudi soir, ils ne sont pas parvenus à une position commune en raison principalement de la République tchèque, qui rechigne à ce que les 27 ne s'engagent trop clairement à poursuivre la ratification du texte censé faire fonctionner plus efficacement l'Europe élargie.

Le président français Nicolas Sarkozy, dont le pays va prendre la présidence de l'UE en juillet, a fait état jeudi soir après la première journée du sommet d'une "difficulté particulière" avec Prague.

"Le Premier ministre tchèque a fait état de l'euroscepticisme dans son pays. Nous sommes en train de discuter avec lui du communiqué final", a-t-il reconnu.

Le traité de Lisbonne, déjà rejeté par l'Irlande, risquerait de ne pas survivre à une deuxième défection dans le processus de ratification, déjà achevée dans 19 pays.

Les dirigeants européens, qui se retrouvent à 08H00 GMT et dont le sommet doit s'achever en milieu de journée, sont disposés à donner du temps au gouvernement irlandais pour proposer une solution de sortie de crise, au moins jusqu'au prochain sommet de l'UE mi-octobre.

Ils espèrent que Dublin pourra organiser un deuxième référendum avant les élections européennes de juin 2009, avec succès cette fois.

Par ailleurs, ils doivent de nouveau parler vendredi des moyens de lutter contre le pétrole cher, en chargeant la Commission européenne d'examiner plusieurs pistes évoquées par les Etats, et notamment la France avec son idée de plafonnement de la TVA sur les produits pétroliers. Mais cette proposition suscite l'opposition de plusieurs pays.
 

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