UE - TRAITE DE LISBONNE

Sarkozy : "Le processus de ratification va se poursuivre"

Nicolas Sarkozy a affirmé, en conclusion du sommet européen de Bruxelles, qu'une renégociation du traité de Lisbonne était exclue malgré le "non" irlandais, et que le processus de ratification se poursuivrait. (Récit : J. Knock)

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Les dirigeants des 27 pays de l'UE ont décidé lors de leur sommet de "poursuivre" le processus de ratification du traité de Lisbonne malgré le rejet du texte en Irlande et les difficultés en République tchèque, a indiqué vendredi le président français Nicolas Sarkozy.

"Nous avons pris la décision que le processus de ratification devait se poursuivre dans tous les Etats membres, c'est maintenant la position du Conseil" européen, a déclaré M. Sarkozy, dont le pays va présider l'UE à partir de juillet.

"L'Irlande, c'est un problème, mais si nous avions un deuxième ou un troisième problème, cela deviendrait très difficile", a-t-il ajouté, pour souligner la nécessité pour les partenaires de l'Irlande d'aller de l'avant.

Après le "non" irlandais lors du référendum le 12 juin, "il était très important de montrer unité et résolution" lors du sommet, "cela a été le cas", a-t-il dit.

Il a indiqué que les 27 avaient accepté le délai demandé par l'Irlande après le rejet du traité, pour lui donner le temps d'identifier les possibilités de sortie de crise.

Les dirigeants européens se sont aussi mis d'accord "sur le fait qu'il faut une solution à 27 pays" et qu'"une renégociation du traité est exclue", selon M. Sarkozy. "On ne va pas refaire le traité", a-t-il dit.

Les dirigeants européens se sont donnés rendez-vous lors de leur prochain sommet mi-octobre pour faire "un point d'étape", a ajouté M. Sarkozy.

Le sommet européen a fait apparaître un nouveau problème -en plus de l'Irlande- sur la voie de la ratification du traité de Lisbonne, avec les réticences de la République tchèque, dont le Premier ministre Mirek Topolanek est sous forte pression des eurosceptiques dans son pays.

M. Sarkozy a indiqué s'être entretenu avec lui en marge du sommet. M. Topolanek a indiqué à cette occasion qu'"il fallait attendre la décision de la Cour suprême (tchèque) pour vérifier la compatibilité du traité de Lisbonne à la constitution tchèque (...) qu'il souhaitait qu'on leur donne un peu de temps" et que dans ces conditions "il était assez confiant sur le processus de ratification".

Le traité de Lisbonne, censé faire fonctionner l'UE élargie plus efficacement, doit être validé par les 27 pays pour pouvoir entrer en vigueur.
 

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