LIBAN - VIOLENCES

Affrontements dans le nord du Liban

Une personne a trouvé la mort et vingt-quatre autres ont été blessées à la suite d'affrontements entre des militants sunnites et des Alaouites, groupe dissident du chiisme mais fidèle au Hezbollah, dans le nord de Tripoli.

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Une personne a été tuée et au moins 24 autres blessées lors d'affrontements dimanche entre militants pro et antigouvernementaux dans le nord du Liban, ont déclaré des responsables.

Les affrontements ont commencé à 04H15 locales (01H15 GMT) dans le nord de Tripoli, dans les quartiers de Bab al-Tebbaneh et Jabal Mohsen, entre des militants sunnites pro-gouvernementaux et des Alaouites, groupe dissident du chiisme mais fidèle au Hezbollah, selon un responsable des services de sécurité.

Les heurts se sont étendus jusqu'à la zone d'al-Qobbé, dans l'est de Tripoli, où des familles ont été vues en train de quitter les lieux, a rapporté un correspondant de l'AFP.

Bourhane al Khatib, 22 ans, a été tué par une balle dans le coeur à Jabal Mohsen et transporté à un hôpital du camp de réfugiés palestiniens proche de Baddaoui, affirme-t-on de source médicale.

Au moins 21 personnes ont été blessées à Bab al-Tebbaneh et al-Qobbé, dont une grièvement, et transportées à l'hôpital islamique de Tripoli, selon le responsable des services de sécurité.

En outre, trois personnes ont été blessées à Jabal Mohsen et n'ont pu être transportées à cet hôpital en raison des tensions, affirme-t-on de même source.

Bab al-Tebbaneh et al-Qobbé sont à majorité sunnite alors que les habitants de Jabal Mohsen sont des Alaouites.

Des militants armés étaient encore visibles à l'entrée de Bab al-Tebanneh.

Un porte-parole militaire a affirmé à l'AFP que "l'armée se trouvait toujours dans la zone qui sépare les deux camps et n'a pas changé de position", démentant de premières informations sur un retrait des soldats de la zone des combats.

"Les combats ont baissé d'intensité et nous oeuvrons pour les circonscrire", a ajouté le porte-parole.

Des affrontements similaires avaient eu lieu en mai.

Mardi, trois personnes ont été tuées lors d'accrochages armés entre pro et antigouvernementaux dans deux villages de la Békaa, dans l'est du pays, selon un responsable de l'armée libanaise.

Il s'agissait du bilan le plus élevé depuis les violences entre factions survenues en mai dans plusieurs régions du Liban et qui avaient fait 65 morts, faisant craindre que le pays ne bascule de nouveau dans une guerre civile.

Un accord conclu à Doha, le 21 mai, entre opposition et majorité, avait mis un terme à une longue crise politique à l'origine des combats et permis l'élection d'un président de la République, Michel Sleimane, après six mois de vide à la tête du pouvoir.

Les affrontements de dimanche interviennent alors qu'un gouvernement d'union nationale, prévu par l'accord de Doha, n'est toujours pas formé en raison de divisions sur l'attribution des portefeuilles.

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