EURO 2008

L'Espagne se qualifie pour les demi-finales sans briller

L'Espagne a éliminé l'Italie lors de la séance des tirs au but 4-2 (0-0). La Seleccion, qui n'a pas atteint les demi-finales du Championnat d'Europe depuis 1984, affrontera la Russie jeudi à Vienne. (Récit : C. Molle)

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L'attaque de l'Espagne, pénalisée par des Torres et Villa décevants, alors que l'Italie était pourtant privée de Pirlo et Gattuso, suspendus, est restée muette, dimanche à Vienne, dans un quart de finale de l'Euro-2008 finalement remporté par la "Roja" grâce au gardien Iker Casillas, héros des tirs au but.

Luis Aragones s'était moqué cette semaine en disant que si Gattuso était un bon joueur, alors lui était curé. Mais ce sont ses attaquants vedettes qui se sont montrés des enfants de choeur, trop timides en début de match.

Tout de suite, Torres, le "kid" de Liverpool, est apparu peu à l'aise, avec un déchet inhabituel dans son jeu et un manque de sobriété coupable dans ses enchaînements, toujours aussi beaux, il est vrai. A-t-il ressenti la pression liée à son nouveau statut de star de la "Roja"? En tout cas, il n'avait rien à voir avec le 2e meilleur buteur ex aequo du Championnat d'Angleterre qu'il fut cette saison (24 buts).

Et qu'est-il arrivé à Villa, lui le meilleur réalisateur de ce tournoi (4 buts), qui n'a jamais trouvé l'ouverture? Nerveux, Villa a même pris un carton jaune à la 72e minute. On attendait évidemment plus du "Guaje", le gamin, comme on dit dans les Asturies, où il est né.

Il a fallu attendre la fin de match et la prolongation pour voir Villa sortir de sa coquille. Il a réussi son tir au but, le premier de la série. Au moins ça.


Silva sort du bois

Il faut dire que le duo Torres-Villa n'a pas été vraiment aidé par la paire du milieu Xavi-Iniesta. Xavi, comme effrayé de se faire piéger en contre, s'est sans cesse appuyé sur sa ligne arrière, n'ouvrant que trop rarement le jeu. Même chose pour Iniesta, qui n'a jamais provoqué l'étincelle offensive.

Mais qu'auraient fait ces deux joueurs si Pirlo et Gattuso avaient été sur le terrain, leur empoisonnant la vie...

Aragones a peu goûté leur prestation et a sorti sa paire du milieu, tous deux avant l'heure de jeu, remplacés par Santi Cazorla et Fabregas. Un message fort pour Iniesta et Xavi.

Torres et Villa muets, ce sont d'autres joueurs que l'on attendait pas qui ont pris leur responsabilité, comme Silva et Senna.

Silva a été ainsi très en vue. Positionné à gauche, il s'est montré hyperactif, décrochant même à droite pour essayer de perturber la Nazionale. Pour sa 17e sélection, c'est même Silva, joueur de Valence de 22 ans, qui a été le moins timide, tentant plusieurs fois sa chance, notamment avec cette frappe à ras de terre à la 33e minute, qui a frôlé le poteau de Buffon. Le portier italien, furieux, n'en croyait pas ses yeux.

Buffon attendait sans doute lui aussi Torres et Villa et a dû rester vigilant face à Senna par deux fois (80e et 81e), avec notamment une deuxième frappe qui a failli lui échapper.

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