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De longs discours et peu de solutions

La rencontre à Djeddah a recommandé des mesures techniques pour tenter de stabiliser le marché pétrolier, mais n'a annoncé aucune nouvelle hausse de la production. (Récit : M. Bersch)

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DJEDDAH, Arabie saoudite, 22 juin (Reuters) - La réunion de Djeddah entre pays producteurs et pays consommateurs de pétrole n'a débouché dimanche sur aucune augmentation de la production pétrolière, seule l'Arabie saoudite s'étant déclarée prête à extraire davantage de brut.


Il est improbable que les cours pétroliers baissent à la suite de cette réunion, a estimé le président de l'Opep Chakib Khelil.


Le nouveau ministre des Finances du Venezuela, Ali Rodriguez, qui fut aussi président de l'Opep et ministre de l'Energie, a pour sa part estimé que les cours pétroliers risquaient de grimper encore.


Les participants de la réunion de Djeddah, dans leur déclaration commune publiée à l'issue de leurs travaux, ont cependant préconisé des mesures pour améliorer la transparence et la régulation du marché pétrolier, et développer les capacités de raffinage.


Ils ont aussi convenu de se retrouver à Londres avant la fin de cette année pour faire le point sur les progrès accomplis.


L'Arabie saoudite, à l'ouverture des débats, a annoncé qu'elle était prête à produire, pour le restant de l'année et s'il existe la demande correspondante, plus que les 9,7 millions de barils de pétrole par jour qu'elle a déjà décidé de pomper en juillet.


S'il y a suffisamment de demande, Ryad pourrait augmenter sa capacité de 2,5 millions de barils par jour pour atteindre 12,5 millions de barils par jour d'ici la fin de l'année, a précisé le ministre saoudien du Pétrole Ali al-Naimi, dans son discours.


Ryad avait annoncé dès vendredi qu'il porterait sa production à 9,7 millions de barils par jour en juillet.


Al-Naimi a également annoncé que l'Arabie saoudite avait l'intention d'investir 129 milliards de dollars dans le secteur de l'énergie dans les cinq prochaines années.


Avant lui, le roi Abdallah d'Arabie saoudite, dans un discours télévisé, a proposé que l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) crée un fonds d'un milliard de dollars pour aider les pays pauvres à faire face à la flambée des cours du brut.


Il a ajouté que le royaume saoudien, premier exportateur mondial de pétrole, proposait d'accorder 500 millions de dollars de prêts à taux préférentiels à ces pays.


Il a aussi invité la Banque mondiale à organiser une conférence internationale pour discuter de ces projets.


Les cours du pétrole ont plus que doublé en un an et le brut se traite non loin de 140 dollars le baril.


Outre les principaux pays producteurs et consommateurs de pétrole, la réunion de Djeddah a réuni notamment l'Agence internationale de l'Energie (AIE) et le Forum international de l'Energie, dont le siège est à Ryad.

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