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Toulouse rejoint Clermont en finale

Toulouse s'est offert une 2e finale cette saison, et le droit de défier Clermont le 28 juin au Stade de France, en faisant prévaloir sa patience, puis ses jambes, pour asphyxier le Stade Français 31 à 13.

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Un mois après sa finale de Coupe d'Europe amère, perdue (13-16) face au Munster à Cardiff, le Stade a retenu la leçon, sachant se montrer patient en un premier acte âpre et crispé, puis tueur sur ses temps forts, payés cher par Paris: trois essais, 22 points contre 3 en un quart d'heure bouillant.

Clermont-Toulouse : dans cette apothéose logique de la saison, le 1er contre le 2e de la phase régulière, le Stade Toulousain tentera de conquérir le Brennus qui le fuit depuis 2001, année du dernier de ses 16 titres nationaux. Ce sera sa 25e finale...

Les deux Stades (sept titres entre eux depuis 10 ans) se connaissent et se craignent. La preuve ? Une première période âpre et un peu fébrile, ponctuée des seules pénalités d'Elissalde (20, 22), et Hernandez (24), sur fond de mêlée partagées, mais de touches à l'avantage toulousain.

 

Un jeu au pied décisif

Les occasions étaient rares, et, hormis Heymans oublié par Bouilhou (23), venaient au pied: une chandelle d'Elissalde, dont le rebond au pied du poteau trahissait Jauzion (19). Une autre parfaite d'Hernandez, sous laquelle Parisse battait Sowerby à l'essai, refusé à la vidéo (29, ballon lâché en aplatissant).

La chaleur caniculaire faisait craindre un ralentissement: elle engendra économie et précision de gestes. Un coup d'oeil, un coup de pied de Kunavore dans le dos des Parisiens, et Médard, l'un des Toulousains de l'année, grillait Saubade sur 50 m pour aplatir (13-3, 44).

"On s'était un peu grisés en première mi-temps, attirés par de faux espaces, alors qu'on sentait qu'on était bien en place", analysa Yannick Bru, coach des avants. "En 2e mi-temps, on a dit aux joueurs de revenir à notre plan de jeu, à plus de jeu au pied, à une défense féroce" aux points de rencontre.

Ce jeu au pied précis -ou Médard excella-, fut une des clefs du basculement du match. Cela, et des Parisiens qui se mirent à fondre. "On sait très bien ce qu'est un bras de fer, et le premier qui craque prend une secouée. Les autres années c'étaient eux qui craquaient, cette année c'est nous", grinça Christophe Dominici, la dent dure et guère à l'émotion de son dernier match. "A priori".

Une pénalité de Kunavore, buteur improvisé pour suppléer Elissalde touché aux côtes, une réplique d'Hernandez, mais à 16-6 Toulouse n'en avait pas assez. Un temps fort, un point de fixation de Maka, et Jauzion en surnombre glissait dans l'en-but (23-6, 57e). A plus de 30 degrés au soleil, c'était cuit.

"Une logique sportive"

Mais le Stade Toulousain, tenant sa proie, était résolu a porter le tout à ébullition. Son occupation du terrain piégeait des Parisiens un peu résignés. Et Jauzion, sur deux coups de reins successifs dans les 22, saluait bien bas Beauxis puis Hernandez, plantés sur place, pour son deuxième (28-6).

"On a su être patients, et marquer dans nos temps forts: en cela, on a retenu les leçons" de la Coupe d'Europe, pouvait sourire Byron Kelleher, avec l'appétit de titre français d'un All Black se sentant "rajeuni de 10 ans".

Jérôme Fillol, sur pénaltouche courte vite jouée, filait donner au score un semblant de respectabilité (28-13, 73e). L'insolent Florian Fritz, d'un drop, s'assurait pour sa part que les tablettes retiendraient une belle raclée (31-13), que les Parisiens assumeraient.

"Les deux premiers qui ont dominé toute la saison, sont en finale, c'est une logique sportive", conclut le coentraîneur parisien Landreau. Une logique que le Paris 2008, au bout d'une saison trop poussive, n'avait pas les moyens de défier.

 

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