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Berlusconi fustige une nouvelle fois les juges

Le "Cavaliere" a une nouvelle fois fustigé la justice italienne, allant jusqu'à qualifier les magistrats de "métastases de la démocratie". Il les accuse de transformer sa vie en calvaire depuis plusieurs années. (Récit : P. Godart)

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ROME - Le président du Conseil italien Silvio Berlusconi a une nouvelle fois fustigé mercredi la justice de son pays, qu'il accuse de transformer sa vie en calvaire depuis plusieurs années.

 

Plaçant ses mains en croix comme un homme menotté, "Il Cavaliere" s'est illustré au cours d'une intervention devant les membres de la Confesercenti, le syndicat des opérateurs dans le domaine du tourisme, des services et de l'artisanat.

 

"Ils voudraient me voir comme cela", a-t-il lancé à la foule, avant de qualifier les juges et les magistrats du pays de "métastases de la démocratie", sous les huées et sifflets de son auditoire.

 

Ce n'est pas la première fois que le magnat des médias italien tire à boulets rouges sur la justice, qu'il accuse notamment de tenter de déstabiliser son gouvernement fraîchement nommé en mai.

 

Selon lui, entre 1994 et 2006, 789 juges et magistrats ont tenté d'entâcher sa réputation en vue d'influencer le vote des Italiens.

 

S'attachant à rappeler qu'il n'avait jamais été condamné, Berlusconi a profité de la tribune qui lui était offerte mercredi pour dresser une liste de faits censée appuyer sa théorie de l'archarnement.


D'après ses calculs, au cours de ces douze dernières années, la police lui aurait rendu visite à 577 reprises, l'aurait convoqué 2.500 fois, pour une note totale qui avoisinerait 174 millions d'euros en frais d'avocats.


Berlusconi s'est aussi indigné d'être accusé de se servir de la loi pour promouvoir ses propres intérêts.

 

Il faisait allusion à un projet de loi visant à suspendre pendant un an tous les procès pour des faits passibles de moins de dix ans de prison.

 

Le but avancé est de donner la priorité aux crimes violents et aux affaires concernant la mafia afin d'éviter qu'ils ne viennent à être prescrits.


Les magistrats italiens ont condamné ce projet de loi qu'ils jugent inconstitutionnel, selon un projet de déclaration dont des médias italiens se sont fait l'écho mercredi. Les magistrats ont dénoncé le fait que cette loi porterait atteinte au droit des justiciables à un procès rapide.


Elle pourrait aussi suspendre une affaire dans laquelle Berlusconi est soupçonné d'avoir versé 600.000 dollars, pris dans les fonds secrets de son empire médiatique, à un avocat britannique, David Mills, pour qu'il ne révèle pas certains détails potentiellement compromettants sur ses activités.

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