ZIMBABWE - ELECTION

L'Afrique australe appelle au report du second tour

La Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) a répondu à l'appel lancé par le chef de l'opposition zimbabwéenne Tsvangirai et demandé le report de la présidentielle. (Récit : A. Etcheverry)

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Réunie pour un sommet de crise au Swaziland, la "troïka" de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC), qui rassemble la Tanzanie, l'Angola et le Swaziland, appelle au report du second tour de l'élection présidentielle au Zimbabwe, prévu ce vendredi. Cette demande intervient quelques heures après que le leader de l'opposition zimbabwéenne, Morgan Tsvangirai, a exigé le déploiement de "troupes armées de maintien de la paix" et la libération des prisonniers politiques, à l’occasion d’une conférence de presse qu’il a donnée à Harare.

 

Le chef du Mouvement pour le changement démocratique (MDC) fixe ces conditions comme préalables à une éventuelle négociation avec le président Mugabe. "Tsvangirai tente d’établir un dialogue et de mettre en place un organe de transition pour régler les problèmes humanitaires et politiques du pays", analyse Caroline Dumay, correspondante de FRANCE 24 en Afrique du Sud. Selon elle, l’opposant zimbabwéen "suggère la mise en place d’un gouvernement d’union nationale".

 

"Le temps de l'action est à présent venu", a lancé Tsvangirai à l'adresse des dirigeants africains, avant d’ajouter : "Il n'y aura aucune discussion sur un chemin futur sans notre secrétaire général Tendai Biti, incarcéré sous l'inculpation de subversion et passible de la peine de mort".

 

 Violences et intimidations

 

A l’issue de la conférence de presse, le leader de l’opposition est retourné à l'ambassade des Pays-Bas, où il est réfugié depuis dimanche.

 

L’opposant a renoncé dimanche à participer au second tour de l’élection présidentielle. Il dénonce les violences et les intimidations, alors que son rival, le président sortant Robert Mugabe, a décidé de maintenir le scrutin, ignorant l'appel de l'ONU à annuler l'élection.

 

La situation au Zimbabwe devrait être au cœur des discussions entre les chefs d'Etat et de gouvernement des pays membres de l'Union africaine, qui se réunissent en Egypte à la fin du mois de juin. La communauté internationale attend beaucoup de ce sommet, car comme le rappelle Caroline Dumay, "il n’y a que les pays d’Afrique qui peuvent faire quelque chose. Mugabe n’écoutera jamais un Occidental."

 

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